Son école démarre malgré les embûches

Il lui aura fallu neuf mois pour obtenir... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Il lui aura fallu neuf mois pour obtenir son permis d'affaires à Gatineau, mais David Hurtard a enfin pu démarrer son école de pilotage.

Étienne Ranger, LeDroit

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Un autre que lui aurait peut-être baissé les bras. Mais pas David Hurtard. Depuis un mois, cet entrepreneur réalise un vieux rêve en prenant les commandes de sa propre école de pilotage à l'aéroport de Gatineau. Mais il lui aura fallu franchir un véritable « mur » bureaucratique pour obtenir son permis d'affaires à la Ville de Gatineau.

« Moi qui pensais que ce serait une formalité, que j'obtiendrais le document dans les 10 jours », raconte-t-il, en souriant aujourd'hui de sa naïveté.

Prêt à démarrer ses activités en juillet 2012, il a dû patienter neuf mois avant d'obtenir le précieux document de la part du service d'urbanisme. Les activités du nouvel Aéroclub Gatineau-Ottawa ont débuté voilà quelques semaines.

Problème récurrent

M. Hurtard n'est pas le premier à se buter à des difficultés pour obtenir un permis d'affaires auprès de la Ville de Gatineau. Les retards dans l'émission des permis sont documentés et bien connus. Le vérificateur général en a même fait état dans l'un de ses rapports annuels. Mais alors que Gatineau tolère que des entreprises fonctionnent sans permis pourvu qu'une demande soit faite, M. Hurtard ne pouvait se permettre de procéder ainsi. « Dans mon cas, sans permis d'affaires, je ne pouvais obtenir ma certification d'exploitation de de Transports Canada », dit-il.

Alors que le CLD de Gatineau lui accordait une subvention de 10 000 $ pour démarrer son entreprise et l'aider à acquérir un avion, le service d'urbanisme multipliait les exigences à son égard. « J'avais besoin d'un local avec au moins deux pièces, selon les exigences de Transports Canada. Ça n'a pas été facile, le local où je suis était déjà pris. Il a fallu attendre qu'il se libère puisqu'il n'y en avait pas d'autres. Les papiers ont pris du temps aussi, avec les vacances. Il y avait aussi de petites choses à corriger pour que le local soit conforme au règlement d'urbanisme », dit-il.

M. Hurtard ne s'en cache pas : il a failli tout abandonner.

Cet ancien mécano de l'aviation militaire française roule sa bosse d'un aéroport à l'autre depuis 20 ans. Devant les difficultés rencontrées à la Ville de Gatineau, il a envisagé de lancer son école de pilotage dans un autre aéroport.

Ville d'affaires, vraiment ?

À ses yeux, Gatineau a encore du chemin à parcourir avant de devenir véritablement la « ville d'affaires » qu'elle affiche sur ses publicités. « Ce serait bien que les règles pour obtenir un permis s'adoucissent. Je pense à ceux qui viennent derrière moi et qui veulent ouvrir une entreprise. Tomber là-dessus, ça peut décourager bien des gens », constate-t-il.

Mais depuis quelques semaines, c'est le bonheur. M. Hurtard vole avec ses premiers clients. « Ça va très bien et c'est au-dessus de ce que j'imaginais », dit-il, en ne tarissant pas d'éloges pour le potentiel de l'aéroport de Gatineau. « Je pense que tout est à faire ici. On a de belles installations, une piste de 6000 pieds habituellement réservée à des aéroports de moyenne taille. Et il y a peu de trafic aérien. Je trouve que c'est un cadre très accueillant. Il y a facilement de la place pour deux écoles de pilotage ici. Si j'avais un autre avion, je pourrais développer encore plus de clientèle. »

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