Le chantier du British Hotel sera inspecté

L'arrêt des travaux au British Hotel n'est pas... (Martin Roy, LeDroit)

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L'arrêt des travaux au British Hotel n'est pas lié à la démolition d'un mur latéral, comme l'a laissé entendre le conseiller Riel. Ce sont plutôt des réparations effectuées sans permis à la toiture qui sont en cause.

Martin Roy, LeDroit

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Des inspecteurs de la Ville de Gatineau visiteront mardi le chantier du British Hotel, dans le secteur Aylmer, pour s'assurer que les travaux de restauration effectués jusqu'ici sont conformes aux plans soumis par le propriétaire. Quant au conseiller Alain Riel, il a maintenu ses déclarations de la veille, malgré les menaces de poursuites judiciaires lancées contre lui.

Gatineau a ordonné un arrêt des travaux de rénovation du British Hotel, lundi matin, à la suite d'une inspection effectuée jeudi dernier. Toutefois, cette interruption n'est pas liée à la démolition non autorisée d'un mur latéral, comme le laissait entendre la veille le conseiller Riel. Ce sont plutôt des réparations effectuées sans permis à la toiture qui sont en cause. Les inspecteurs retourneront sur le chantier aujourd'hui pour pousser plus loin leur investigation. « On pourrait avoir des surprises, même si j'espère que non », a déclaré M. Riel, qui n'a pas reculé d'un pouce de ses positions.

Menaces de poursuites

Le propriétaire du British Hotel, Michael Clemann, n'a pas apprécié les déclarations d'Alain Riel dans LeDroit de lundi dernier.

Par la voie de son avocat, il a laissé entendre qu'il n'en resterait pas là et exigerait réparation par le biais des tribunaux. M. Riel a notamment déclaré qu'il était « criminel » de défigurer un bâtiment patrimonial comme le British Hotel, ajoutant que le secteur d'Aylmer était en train de revivre la saga du Chez Henri.

« C'est clair qu'il va y avoir des conséquences pour quelqu'un, a dit le procureur de M. Clemann, Me Richard Leblanc. Mon client a été profondément affecté par toute cette histoire. Il a investi des millions dans ce projet majeur pour le centre-ville d'Aylmer. Ce qui le blesse profondément, c'est qu'il entretient depuis le début une relation privilégiée avec la ville. »

Quant à la destruction du mur latéral, elle a été faite dans les règles de l'art et avec la bénédiction de la Ville de Gatineau, a insisté Me Leblanc. Vérification faite, le permis autorise bel et bien la destruction et la reconstruction du mur donnant sur la rue Parker avec la pierre d'origine. Cette façon de procéder permettra, au passage, de renforcer la structure de l'édifice, a précisé Me Leblanc. Quant aux travaux effectués sans permis à la toiture, c'était pour colmater des fuites alors que le toit coulait en raison de la pluie, a-t-il indiqué.

Également pris à partie par Alain Riel, le conseiller Stefan Psenak examine lui aussi ses recours judiciaires. Accusé d'avoir manqué de vigilance, il n'accepte pas que son collègue le « tienne personnellement responsable du gâchis » du British Hotel qui se trouve dans son district d'Aylmer. « Chose certaine, qu'on me tienne personnellement responsable d'un gâchis qui n'en est pas un, ça me fait me questionner. Et je vais certainement vérifier mes options d'un point de vue légal », a dit M. Psenak.

Écorché lui aussi par Alain Riel, son adversaire d'Action Gatineau aux prochaines élections, Richard Bégin, l'a accusé de faire de la petite politique et de ne pas s'intéresser réellement au patrimoine. « Où était-il donc quand on a eu à discuter de Chez Henri, de la gare de Masson, de l'église Saint-Paul d'Aylmer ou du parc Connaught ? » lance-t-il.

Drapeau rouge

Alain Riel, lui, persiste et signe. En levant le « drapeau rouge » sur le cas du British Hotel, il estime avoir rempli son rôle de conseiller municipal. « Je persiste à dire que des travaux ont été faits sans permis », insiste-t-il. Quant à l'emploi du mot « criminel », il affirme que c'était une « figure de style » et qu'il ne « faut pas charrier ».

Même s'il admet avoir fait fausse route en pointant du doigt la démolition du mur latéral, M. Riel compte sur la visite des inspecteurs, aujourd'hui, pour prouver qu'il a eu raison de sortir publiquement. « Le fait d'avoir fait cette sortie-là, on voit que plusieurs autres endroits dans le building sont problématiques, dont le toit, dont les portes, dont le dégarnissage. Sans compter des employés non certifiés. L'histoire du mur nous a permis de faire la lumière sur tous ces points-là. »

Construit en 1841, le British Hotel est réputé avoir accueilli la première assemblée du conseil municipal d'Aylmer en 1847. Le bâtiment fait partie d'un site patrimonial et jouit de certaines protections. L'homme d'affaires Michael Clemann a acquis l'édifice, voilà quelques années. Il compte en faire un complexe commercial comprenant bureaux, restaurants et salle de réception.

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