Le British Hôtel «dévisagé»

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Les autorités municipales ont constaté qu'un des murs latéraux du British Hotel aurait été démoli sans autorisation lors des travaux en cours pour transformer l'ancienne taverne en complexe commercial.

Martin Roy, LeDroit

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Dans ce qui n'est pas sans rappeler la saga de l'hôtel Chez Henri, la Ville de Gatineau ordonnera aujourd'hui un arrêt des travaux de rénovation du British Hotel, dans le secteur Aylmer.

Les autorités municipales ont constaté qu'un des murs latéraux du bâtiment patrimonial aurait été démoli sans autorisation lors des travaux en cours pour transformer l'ancienne taverne en complexe commercial.

Un rapport de la Ville indique que le propriétaire de l'édifice de la rue Principale a découvert un «problème structural» au moment de retirer un escalier. Le parement de brique ne tenait plus à la structure et présentait un danger, si bien qu'il a été démoli.

«Toutefois, il semble aller un peu trop loin dans le dégarnissage préventif. J'ai eu le privilège de traverser l'Italie. Ça fait 2000 ans qu'ils rénovent et restaurent. Problème de structure, mon oeil», s'insurge le conseiller Alain Riel, qui a fait le saut en constatant qu'une bonne partie du mur avait disparu.

M. Riel n'hésite pas à tracer un parallèle entre ce qui vient de se produire au British Hotel et la saga de l'hôtel Chez Henri au centre-ville. «C'est criminel. L'édifice a été totalement dévisagé. Pour le secteur, c'est notre Chez Henri!» s'insurge le conseiller du district de Deschênes. Pour rappel, la Ville de Gatineau a stoppé le chantier du Chez Henri, en 2009, en constatant que le propriétaire avait démoli sans autorisation un mur et la tourelle de l'édifice historique. L'affaire a donné lieu à une lutte à finir devant les tribunaux qui a toujours cours aujourd'hui.

Riel blâme Psenak

Pour ce qui est du British Hotel, M. Riel va jusqu'à tenir «personnellement responsable du gâchis» son collègue Stefan Psenak. Il estime que celui-ci aurait dû surveiller de plus près le chantier en cours puisque le British Hotel est situé dans son quartier. Il blâme également son futur adversaire dans le district Deschênes, Richard Bégin, qui avait dénoncé haut et fort la démolition du Chez Henri à titre de président de la Fédération des Société d'histoire du Québec. Les deux hommes militent aujourd'hui au sein du parti politique Action Gatineau.

«Pour des gens qui ont déchiré leur chemise sur la place publique au sujet du Chez Henri, où sont-ils maintenant?» se questionne Alain Riel. «C'est au conseiller du quartier de suivre ses dossiers, il n'y a pas 50 chantiers de ce genre sur la rue Principale, d'autant plus que M. Psenak est responsable des dossiers de patrimoine à la table du conseil municipal. Encore une fois, on met son énergie dans son parti et non dans ses responsabilités.»

Un joyau patrimonial

Construit en 1841, le British Hotel est l'un des plus anciens bâtiments du secteur Aylmer. Il est réputé avoir accueilli la toute première assemblée du conseil municipal d'Aylmer en 1847. Le bâtiment fait partie d'un site du patrimoine municipal, un statut qui impose certaines contraintes au propriétaire. Celui-ci doit obtenir des autorisations spéciales avant d'effectuer des travaux.

L'édifice appartient depuis quelques années à Michael Clemann, un Ottavien d'origine suisse. L'homme d'affaire a obtenu le feu vert du conseil municipal pour transformer l'ancien bar en un complexe comprenant des bureaux, des restaurants et une salle de réception.

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