Un cadre de la STO réprimandé après un dîner d'affaires

La Société de transport de l'Outaouais (STO) a réprimandé un cadre pour avoir... (Archives, LeDroit)

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La Société de transport de l'Outaouais (STO) a réprimandé un cadre pour avoir dîné en compagnie d'un homme d'affaires intéressé à soumissionner sur un important contrat.

L'homme d'affaires Richard Cyr, qui convoitait le contrat du transport adapté des personnes handicapées, a rencontré en novembre dernier le responsable du dossier à la STO, Rémi Vaillant.

Au cours d'un dîner qui s'est étiré pendant trois heures dans un restaurant de Gatineau, M. Cyr a eu l'occasion d'expliquer en long et en large sa proposition.

Selon les prétentions de M. Cyr, M. Vaillant lui aurait confirmé quelques jours après le repas que son offre était alléchante et que la STO irait en appel d'offres.

Trois mois plus tard, la STO a toutefois écarté l'offre de M. Cyr pour renouveler son contrat de 14 millions avec son fournisseur actuel, Autobus Citadelle, sans passer par un appel d'offres.

La STO a confirmé mercredi que le dîner réunissant MM. Cyr et Vaillant a bel et eu lieu, tout en désapprouvant la façon de faire du fonctionnaire.

Rémi Vaillant a été convoqué dans les bureaux de la direction pour s'expliquer sur ce dîner qui n'entrerait pas dans les procédures «habituelles» de la STO.

«Il a été rencontré et ce n'est pas quelque chose qu'on préconise, bien sûr», a dit le président de la STO, Patrice Martin. M. Vaillant n'a toutefois fait l'objet d'aucune mesure disciplinaire.

M. Martin a refusé de commenter les allégations voulant que Rémi Vaillant ait garanti à M. Cyr qu'il y aurait un appel d'offres pour le transport adapté.

«Je ne veux pas rentrer dans ce genre de ouï-dires et de prétentions. Notre prétention est qu'on a bien agi dans la négociation de ce contrat-là», dit M. Martin.

Aux yeux de Patrice Martin, la manière inhabituelle dont M. Vaillant a géré le dossier est une «erreur de parcours» et ne change rien au fond de l'affaire.

La STO continue d'affirmer qu'elle a bien agi en renouvelant son contrat avec Autobus Citadelle. La loi lui permettait de renégocier un contrat de transport adapté sans passer par un appel d'offres.

Les tarifs horaires compris dans le nouveau contrat avec Citadelle sont avantageux par rapport au même tarifs payés à Montréal, indique Patrice Martin.

Quant à l'offre de M. Cyr, qui consistait essentiellement en un avis d'intention, elle manquait de substance, a laissé entendre M. Martin.

«Il n'y avait pas matière à établir des données exactes», a-t-il dit. Le fait que M. Cyr ne possède aucun véhicule aurait notamment joué contre lui.

Plus de détails dans LeDroit du 28 mars ou sur ledroitsurmonordi.ca

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