Des perquisitions dans trois autres firmes de génie-conseil

Accompagnés d'un agent de la SQ, trois enquêteurs... (PATRICK WOODBURY, LeDroit)

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Accompagnés d'un agent de la SQ, trois enquêteurs du Bureau de la concurrence ont investi, jeudi et vendredi, les locaux gatinois de Genivar.

PATRICK WOODBURY, LeDroit

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La firme de génie-conseil Genivar n'est pas la seule à Gatineau à être visée par une enquête du Bureau fédéral de la concurrence. La firme Dessau confirme au Droit qu'elle et sa filiale LVM ont reçu la visite d'enquêteurs au cours des derniers jours.

«Le Bureau de la concurrence a effectivement procédé à des vérifications dans nos bureaux quant à des projets concernant la grande région de Gatineau et nous avons pleinement collaboré avec l'organisme fédéral», a confirmé Jessie-Kim Malo, porte-parole de la firme Dessau.

Selon plusieurs sources ayant contacté LeDroit, au moins une autre firme ayant des bureaux dans la région a reçu la visite des enquêteurs de l'organisme fédéral au cours des derniers jours.

Vendredi seule la firme Genivar avait confirmé au Droit avoir été visitée par le Bureau de la concurrence quant à des contrats et des appels d'offres avec la Ville de Gatineau. La firme Cima+, aussi en affaires à Gatineau, n'a retourné aucun des nombreux appels et courriels du Droit depuis vendredi dernier.

Toujours selon nos informations, les mandats de perquisition obtenus par le Bureau de la concurrence toucheraient un peu plus d'une demi-douzaine d'ingénieurs, dont certains occupent, ou ont occupé, des postes de direction dans leurs bureaux régionaux respectifs.

Vendredi dernier, LeDroit révélait que le Bureau de la concurrence menait une enquête dans les bureaux de la firme Genivar, à Gatineau. L'organisme fédéral a confirmé de son côté qu'il mène "plusieurs enquêtes" actuellement concernant des activités anticoncurrentielles.

«Nous ne pouvons toutefois pas donner de précisions sur les enquêtes du Bureau qui sont en cours, étant donné que la loi nous oblige à mener nos enquêtes de façon confidentielle», a précisé Gabrielle Tassé, conseillère principale en communications de l'organisme fédéral. Cette dernière a ajouté que si le Bureau de la concurrence devait constater un comportement contrevenant à la Loi, il prendrait «les mesures qui s'imposent».

Le maire de Gatineau, Marc Bureau, a pour sa part confirmé avoir transmis des documents au Bureau de la concurrence il y a quelques semaines. Il a admis pour la première fois, vendredi, qu'un système de collusion existait «peut-être» à Gatineau.

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