Leur faillite affecte le financement de 14 organismes de charité

Le Bingo Gréber n'est plus

Pour expliquer la débâcle, l'administration de Bingo Gréber... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Pour expliquer la débâcle, l'administration de Bingo Gréber pointe du doigt la baisse de sa clientèle, notamment depuis l'entrée en vigueur de la loi antitabac de 2006. Mais elle en a surtout contre les règles trop strictes de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), qui étranglent les bingos communautaires.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Une autre salle de bingo ferme ses portes à Gatineau. Bingo Gréber a mis fin à ses activités samedi dernier, trois ans presque jour pour jour après la fermeture du Centre du bingo de Hull.

La faillite de Bingo Gréber affecte le financement de 14 organismes de charité et se traduit par la perte d'une vingtaine d'emplois. Gatineau ne compte plus maintenant qu'une seule salle de bingo communautaire, celle de la rue Notre-Dame.

Pour expliquer la débâcle, l'administration de Bingo Gréber pointe du doigt la baisse de sa clientèle, notamment depuis l'entrée en vigueur de la loi antitabac de 2006. Mais elle en a surtout contre les règles trop strictes de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), qui étranglent les bingos communautaires.

« On dirait qu'ils ont quasiment le mandat de fermer les salles de bingo. Contrairement à l'Ontario, on n'a aucune latitude au Québec, la loi est trop sévère », laisse tomber Luc Larivière, président de la Table de concertation des licences de bingos de Gatineau (TCLBG).

Depuis plusieurs mois, Bingo Gréber se déclare incapable de verser 45 % de ses recettes aux organismes, comme le prescrit la loi provinciale. Dans l'espoir d'éviter la faillite, la TCLBG s'est rendue à Montréal pour réclamer des allégements à la Régie en mai dernier. La RACJ a accepté de délivrer une nouvelle licence de bingo, mais refusé toute concession sur la règle du 45 %.

« Ils n'ont pas accepté nos arguments et nous ont obligés à envoyer les chèques. On l'a fait pendant cinq mois, tant qu'on a eu de l'argent », raconte Luc Larivière. Comme Bingo Gréber aurait été en défaut de paiement de loyer à compter du 1er mars, il a déclaré forfait. L'organisme a fermé ses portes samedi dernier et l'avis de faillite a été épinglé dans la fenêtre avant-hier. « C'est la fin d'une époque », a soupiré M. Larivière en ayant une bonne pensée pour les 22 employés, dont sept à temps plein, qui oeuvraient au Bingo Gréber.

Les espoirs de Bingo Gréber se sont tournés un temps vers le Kinzo, un nouveau jeu autorisé par Loto-Québec et destiné à une clientèle plus jeune. Après un an et demi de démarche, l'organisme a obtenu les autorisations requises de la part de la Ville de Gatineau en novembre dernier. Bingo Gréber aura toutefois manqué de temps pour mettre ce projet à exécution.

Plus de détails dans LeDroit du 22 février ou sur ledroitsurmonordi.ca

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