Bureau blâme le conseil de Fabrique

Le maire Marc Bureau... (Martin Roy, LeDroit)

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Le maire Marc Bureau

Martin Roy, LeDroit

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Alors que les vestiges de l'église Saint-Paul sont sur le point de crouler sous le pic des démolisseurs à Gatineau, le maire Marc Bureau règle ses comptes avec les représentants de la paroisse.

Visiblement excédé d'entendre le porte-parole de la paroisse Richard Bégin accuser la Ville de se traîner les pieds dans ce dossier, le maire Bureau a décidé «de remettre les pendules à l'heure», hier matin.

Le maire a rejeté le blâme sur le conseil de Fabrique. C'est la paroisse, et non la Ville de Gatineau, qui n'a pas su protéger les ruines de l'église incendiée alors qu'il en était encore temps, a-t-il martelé.

Quelques mois après l'incendie criminel de juin 2009, la Fabrique disposait d'une étude évaluant à 200000$ les coûts pour protéger les ruines des intempéries. Or, la Fabrique n'a jamais mis en branle les travaux pour protéger les ruines.

«C'est la Fabrique, parce qu'il y avait un coût de 200000$, qui a choisi de ne pas protéger les ruines. C'était à la Fabrique de prendre cette décision-là et ils ne l'ont pas fait. Si on voulait protéger les ruines, la Fabrique aurait dû le faire il y a deux ou trois ans», a répété à plusieurs reprises le maire Bureau, refusant d'endosser tout blâme pour la dégradation des vestiges.

Richard Bégin réagit

Les déclarations du maire ont fait bondir Richard Bégin. La responsabilité d'un conseil de Fabrique consiste à gérer un lieu de culte pour les paroissiens. Pas à sauver des vestiges de la destruction, une entreprise autrement plus coûteuse et complexe, a-t-il rétorqué. «C'est un édifice patrimonial et c'était la responsabilité de la Ville de travailler à un projet. C'était déjà beau que la paroisse soit prête à mettre 3 millions dans un projet, en plus de conserver les murs existants et d'accepter que son terrain soit utilisé pour un projet multifonctionnel.»

Le conseiller Stefan Psenak a aussi pris la défense du conseil de Fabrique. La paroisse a décidé de donner une chance à un projet de reconstruction, alors qu'elle aurait pu tout démolir et reconstruire à neuf. «La Fabrique aurait pu demander plus tôt un permis de démolition. Ils ont décidé à cette époque de ne pas protéger la partie supérieure des murs certainement en pensant que ce projet-là ne traînerait pas pendant trois ans et demi, quatre ans... On pourrait en débattre longtemps et se renvoyer la balle dans un camp et dans l'autre. Moi ce que je dis, c'est que c'est un triste jour.»

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