Des souvenirs s'évanouiront dans la poussière des ruines

Les opérations de démolition se poursuivent .... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Les opérations de démolition se poursuivent .

Patrick Woodbury, LeDroit

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Ils y ont été baptisés, s'y sont mariés, et s'y sont réunis pour dire adieu à des proches. Pour plusieurs paroissiens de l'église Saint-Paul, l'incendie de juin 2009 avait emporté une partie de leurs souvenirs issus de ce lieu de culte. Les travaux de démolition qui ont commencé hier emporteront le reste.

Posté de l'autre côté de la rue, en face de ce qui reste de l'église Saint-Paul, Michel Cyr en avait gros sur le coeur, hier matin. Il a été baptisé là. Il y a célébré le 50e anniversaire de mariage de ses parents. «Peut-être que je ne reviendrai plus, parce que ça va être trop dur», a-t-il lancé.

Selon lui, le conseil municipal de Gatineau aurait dû agir autrement dans ce dossier, afin d'assurer la survie des ruines. «Si ça avait été un maire d'Aylmer, je pense que ça aurait été rebâti aujourd'hui, a mentionné M.Cyr. La fusion, elle n'a pas aidé Aylmer.»

Léonne Lévesque, qui prenait quelques clichés des ruines hier matin, est aussi irritée par la disparition graduelle d'édifices qui ont marqué sa vie à Aylmer. «On a commencé par nous enlever notre beau bureau de poste qui était situé en face de l'hôtel British, on nous a enlevé notre arche, on nous a enlevé notre école Labelle, et là, c'est notre église qui disparaît, donc petit à petit, on est vraiment en train de faire disparaître Aylmer», a-t-elle déploré.

Un deuil pour la communauté

Membre de l'Association du patrimoine d'Aylmer, Micheline Lemieux est également passée faire un tour. «Je trouve ça très triste, parce que c'était un phare, dit-elle. On la voyait du milieu de la rivière, on la voyait de partout. Ça faisait partie de notre histoire, c'est un monument, et c'est triste qu'on n'ait pas trouvé d'autres solutions que de démolir au complet. [...] J'aurais aimé voir au moins une partie de l'église rester debout.»

Une fois la statue de Saint-Paul sauvée, le vice-président du conseil de Fabrique, Marcel Lauzon, a pu pousser un premier soupir de soulagement. «C'est reposant de savoir qu'au moins, on a gardé la statue et qu'on va être capable de l'utiliser dans la prochaine construction, a-t-il souligné. [Aujourd'hui], on va déterminer si on peut sauver la façade. [...] C'est sûr que c'est un deuil pour beaucoup de monde, surtout pour les résidents de l'ancienne ville d'Aylmer. C'est un gros deuil, mais moi, je l'ai fait mon deuil, j'ai tourné la page, et là je vis pour une nouvelle construction, un nouveau lieu de culte et quelque chose pour la communauté.»

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