Une «coupe à blanc» dénoncée

Les résidents de la rue de Roquebrune se... (Photo courtoisie)

Agrandir

Les résidents de la rue de Roquebrune se disent préoccupés par la coupe des arbres les séparant de résidences pour personnes âgées, Outre l'aspect esthétique, ils craignent aussi pour la stabilité du sol.

Photo courtoisie

Partager

Des citoyens du quartier Limbour, dans le secteur Gatineau, se mobilisent pour mettre fin à une «coupe à blanc» d'arbres centenaires.

L'élimination de la zone forestière est réalisée afin de construire une nouvelle phase d'un projet de résidences pour personnes âgées faisant partie du Village Riviera. Le terrain visé se trouve dans un ravin séparant une des résidences actuelles et les résidents de la rue de Roquebrune. Ces derniers se disent préoccupés par l'érosion du sol, la diminution de la qualité de l'air, la disparation de l'habitat naturel et l'effet visuel négatif que la coupe d'arbres entraîne.

«Lors de notre arrivée sur la rue de Roquebrune au milieu des années 1980, les autorités municipales nous ont sensibilisés à l'effet que la protection du ravin était une priorité absolue pour maintenir le fragile équilibre écologique et pour maintenir la stabilité du sol», expliquent les résidents dans une lettre envoyée au maire Marc Bureau et à la conseillère du quartier, Nicole Champagne.

Bien que la Ville de Gatineau ait accordé son aval au projet, le groupe de citoyens prétend que la coupe à blanc et le remblayage du ravin vont à l'encontre des règlements municipaux. «Le sol glaiseux de la Côte d'Azur est, selon des experts, susceptible à des glissements de terrain. Une telle coupe à blanc et la construction subséquente d'un immeuble fragilisent la stabilité de cette zone. Le département d'urbanisme de la Ville de Gatineau a évidemment fait abstraction de cette situation», poursuit la missive.

Un règlement interdit en effet les «travaux de construction, ouvrages, les travaux de remblai, de déblai ou de déboisement» sur une zone de mouvement de masse à risque moyen ou élevé.

Une des propriétaires du Village Riviera, Katherine Chowieri, répond qu'elle a obtenu toutes les autorisations nécessaires, tant de la Ville que de Québec, pour aller de l'avant avec l'investissement de plus de 10 millions$. «Tout a déjà été approuvé, c'est comme ça qu'on procède.»

La conseillère du quartier, Nicole Champagne, déplore ne pas avoir été mise au courant du feu vert octroyé il y a environ 10 jours. «Normalement, les urbanistes nous renseignent sur ce genre de projets, affirme-t-elle. J'imagine que les vacances de Noël sont à blâmer.»

Mme Champagne attendra de rencontrer les experts de la municipalité avant de se prononcer sur la validité du projet.

Une rencontre sera bientôt organisée entre la Ville, les responsables du Village Riviera et les citoyens inquiets, qui souhaitent maintenant obtenir des réponses à leurs questions.

Toutes nos nouvelles sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer