L'église Saint-Paul sous le pic des démolisseurs

Plus de trois ans et demi après l'incendie... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Plus de trois ans et demi après l'incendie criminel du 11 juin 2009, les ruines de l'église Saint-Paul d'Aylmer seront détruites les 16 et 17 janvier.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Daniel LeBlanc

Encore debout depuis l'incendie dévastateur du 11?juin 2009, les murs et le clocher de l'église Saint-Paul d'Aylmer n'en sont plus qu'à leurs dernières heures. Les dates fatidiques viennent d'être établies: en raison de leur dégradation évidente, ils tomberont sous le pic des démolisseurs mercredi et jeudi.

Annoncée il y a un mois par le Conseil de fabrique, cette opération, dont les coûts s'élèvent à 20 000$, était devenue nécessaire depuis l'inspection effectuée par deux firmes d'ingénieurs et un architecte, lesquels ont jugé la structure dangereuse.

Ce qui s'avérera la fin du dernier chapitre pour l'église érigée en 1894 attriste Richard Bégin, porte-parole du Conseil de fabrique. «Moi-même j'ai longtemps cru qu'on pourrait préserver les ruines, mais là on sait que c'est impossible et on s'y prépare mentalement depuis des semaines. On arrive à la fin d'un périple qui a duré trois ans et demi», a-t-il lancé au Droit, pointant du doigt Gatineau pour sa quasi-inaction dans le dossier de l'église. «La Ville n'a pas de vision côté patrimoine, communauté et développement durable. Elle a raté une belle occasion de faire preuve de leadership, elle nous a plutôt mis des bâtons dans les roues.»

Bien entendu, les travaux entraîneront la fermeture temporaire de quelques rues avoisinantes.

Un deuil à faire

Promettant d'assister à la triste scène la semaine prochaine, le conseiller du district d'Aylmer, Stefan Psenak, ne cache pas qu'il aura un gros deuil à faire. Lui aussi digère mal que la Ville ne se soit pas davantage souciée du sort de l'édifice patrimonial. «Au-delà du lieu de culte, c'était un lieu phare, un repère symbolique. J'aurais aimé une plus grande mobilisation autour des nouveaux projets, mais bon, j'espère qu'on pourra sauver une partie des vestiges», laisse-t-il tomber.

Plus de détails dans l'édition du Droit du 12 janvier 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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