Printemps érable: Gatineau ne sera pas remboursée par Québec

La Ville de Gatineau réclamait 667 587$ à... (PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit)

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La Ville de Gatineau réclamait 667 587$ à Québec pour les dépenses directes liées aux manifestations du printemps dernier.

PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit

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Le gouvernement du Québec n'a pas l'intention de dédommager la Ville de Gatineau pour les dépenses encourues lors de la gestion de la crise étudiante, au printemps dernier.

C'est dans une lettre reçue en début de semaine au cabinet du maire, Marc Bureau, que le ministère de la Sécurité publique signale son refus d'indemniser Gatineau pour les dépenses liées au déploiement des forces policières lors des manifestations étudiantes.

L'attaché de presse du maire, Martin Potvin, a fait savoir que M. Bureau n'est «pas très satisfait de la réponse obtenue», et qu'il demandera une rencontre avec le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, qui est aussi responsable de l'Outaouais.

M. Potvin a rappelé qu'initialement, la Ville de Gatineau avait réclamé, en juin dernier, un peu plus d'un million de dollars à Québec pour couvrir les frais directs et indirects liés aux manifestations du printemps érable. En apprenant cet été que le gouvernement écartait la possibilité de payer pour les frais indirects tels que le travail des cols bleus, la Ville a révisé sa position.

«Au début octobre, on a renvoyé une lettre à M. Bergeron, et on y réclamait 667 587$», a indiqué M. Potvin. Ce montant comprenait principalement les dépenses engendrées par les nombreuses heures supplémentaires travaillées par les policiers gatinois.

Québec, Sherbrooke et Longueuil, qui tentaient aussi d'obtenir des compensations pour les dépenses encourues pendant le conflit étudiant, ont également essuyé des refus de gouvernement.

Dans la lettre acheminée à la Ville de Québec, dont le quotidien LeSoleil a obtenu copie, le ministère de la Sécurité publique souligne que «les corps policiers doivent assurer un certain nombre de responsabilités en lien avec le contrôle de foule et le maintien de l'ordre selon le niveau de service qui lui est applicable».

Dans le même document, le ministère justifie aussi la compensation de 15 millions$ accordée par décret à la Ville de Montréal par l'ancien gouvernement libéral, juste avant le déclenchement des élections.

Cette décision «a été motivée par l'obligation pour le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de fournir des services supplémentaires en matière, notamment, de coordination d'enquête d'envergure, d'utilisation de techniques et d'outils d'enquête d'exception dans de nombreuses situations et de la nécessité pour le SPVM de prendre des moyens qui s'imposaient afin de s'assurer que plusieurs des grands événements puissent se dérouler dans le bon ordre, considérant leur visibilité internationale et leur impact économique».

On y précise également que le service de police de la métropole a assumé des dépenses liées à l'ordre et à la sécurité qui ne seront pas compensées puisqu'elles relèvent de son niveau de service.

Avec LeSoleil

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