Pas de collusion à Gatineau, selon une brigade spéciale

L'unité anticollusion formée à l'interne par la Ville... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'unité anticollusion formée à l'interne par la Ville de Gatineau n'a détecté aucune soumission truquée depuis sa création en 2010.

Patrick Woodbury, LeDroit

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L'unité anticollusion formée à l'interne par la Ville de Gatineau n'a détecté aucune soumission truquée depuis sa création en 2010.

C'est le maire Marc Bureau qui a révélé l'existence de cette brigade, mercredi, à la suite des reportages du Droit sur la concentration des contrats de construction à Gatineau.

Dans les faits, cette unité est composée de six cadres du Service de l'approvisionnement. Ils ont été spécialement formés par le Bureau de la concurrence pour détecter des indices de collusion lors de la présentation des soumissions. «Gatineau est la ville du Québec qui comporte le plus grand nombre d'employés ayant ce type de formation», s'est targué le maire Bureau.

Les employés de l'unité anticollusion n'ont toutefois décelé aucune irrégularité depuis qu'ils ont reçu leur formation en 2010.

«Si une soumission s'avérait truquée, elle serait alors retransmise au Bureau de la concurrence ou encore à l'Unité permanente anticorruption pour analyse approfondie. À ce jour, aucune soumission n'a été transmise à ces instances pour cause d'irrégularité», nous a assuré hier le Service des communications de la Ville de Gatineau.

L'unité anticollusion se montre particulièrement attentive à certains indices au moment d'analyser des soumissions. Ainsi, des concurrents qui présentent des soumissions ensemble éveilleront les soupçons, tout comme plusieurs soumissions comportant les mêmes irrégularités.

D'autres comportements éveillent également la méfiance, comme des fournisseurs qui se rencontrent avant de présenter leur offre ou encore un fournisseur qui, en temps normal, présente des soumissions et qui ne l'a pas fait.

Tout comme Montréal, Laval et Longueuil, Gatineau n'échappe pas à la concentration des contrats dans le monde de la construction, a révélé LeDroit cette semaine. Trois grandes firmes se sont partagés près de 40% des contrats municipaux de pavage, d'égout et d'aqueduc depuis 2002. Le scénario se répète du côté des firmes de génie-conseil. Quatre d'entre elles ont remporté plus de 80% des contrats durant cette période.

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