Chez Henri: «On nous a traînés dans la boue» - Nader Dormani

La Cour supérieure du Québec a renversé jeudi... (Michel Lafleur, LeDroit)

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La Cour supérieure du Québec a renversé jeudi la décision rendue à l'été 2011 par la cour municipale de Gatineau au sujet de la démolition controversée en 2009 du troisième étage de l'immeuble historique en acquittant l'entreprise dont l'un des actionnaires est l'homme d'affaires Nader Dormani.

Michel Lafleur, LeDroit

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Daniel LeBlanc

La saga des travaux de démolition de l'ancien Hôtel Chez Henri vient de prendre rien de moins qu'un virage à 180 degrés. La Cour supérieure du Québec a renversé jeudi la décision rendue à l'été 2011 par la cour municipale de Gatineau au sujet de la démolition controversée en 2009 du troisième étage de l'immeuble historique en acquittant l'entreprise dont l'un des actionnaires est l'homme d'affaires Nader Dormani.

La raison invoquée par le juge Jean-Claude Beaulieu: les déclarations de culpabilité étaient truffées d'erreurs de droit et de déraisonnabilité portant sur le non-respect de la présomption d'innocence. Les trois chefs d'accusation et les amendes totalisant plus de 60000$ sont donc retirés.

Accusé de ne pas avoir respecté les conditions de démolition de l'édifice, d'avoir omis d'aviser le fonctionnaire désigné avant d'apporter une modification au plan et d'avoir illégalement démoli un monument historique cité, M.Dormani a indiqué au Droit être soulagé d'avoir remporté cette manche. Il n'a pas hésité à tirer à boulets rouges sur le conseil municipal au sujet de la controverse sur cet immeuble du Vieux-Hull.

«J'ai dépensé 300 000 $ en frais juridiques dans toute cette histoire afin de faire ressortir la vérité. C'est déplorable, je m'interroge même si quelqu'un qui n'a pas d'argent aurait pu obtenir justice, a-t-il lancé. Selon lui, la nouvelle décision est claire. Le juge de la Cour supérieure a dénoté plusieurs erreurs dans le jugement de la cour municipale. Il a même arrêté à mi-chemin tellement il y en avait. Il y a eu incompétence juridique ou manque d'impartialité? Je ne vois pas d'autres possibilités.»

Celui qui a acquis l'immeuble en 2004 réaffirme que l'administration municipale avait autorisé les travaux. «Je ne suis pas un menteur, je suis trop fier pour ça. La décision de démolir le mur, ce n'est pas moi qui l'ai pris, je le répète depuis le jour 1. Ce sont des professionnels comme des architectes et des ingénieurs qui ont jugé de la situation (...) Quand j'ai moi-même constaté l'état du mur, j'ai compris que c'était dangereux. Les deux juges l'ont précisé, même celui qui nous a condamnés. Ce n'est pas compliqué, si on n'avait rien fait, on se serait retrouvé en Cour de toute façon, mais plutôt pour négligence criminelle», laisse-t-il tomber.

LeDroit a même appris qu'une vidéo a été tournée sur laquelle il est évident que l'état de la structure se dégradait à vue d'oeil. «On pouvait retirer la brique avec les doigts tellement c'était urgent d'agir. Il n'y avait pas 50 façons de procéder. On n'est pas dans Mission Impossible, les entrepreneurs sont des êtres humains, soutient l'homme d'affaires, qui s'est en parallèle attaqué aux médias. Les journalistes ont fait du travail terrible dans cette histoire, les vraies questions n'ont pas été posées à la Ville. Par exemple, personne n'a mentionné que Gatineau avait autorisé que la tourelle et le toit soient démolis.»

Plus de détails dans LeDroit du 21 décembre ou sur ledroitsurmonordi.ca

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