Tout un voisinage «secoué»

Depuis que les opérations de dynamitage ont repris... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Depuis que les opérations de dynamitage ont repris dans la carrière voisine, Raymond Normand arpente le voisinage. On lui rapporte des lézardes qui apparaissent subitement dans les fondations, sur les murs, sous les perrons. M.?Normand lui-même a rafistolé une fissure qui a traversé sa fondation et un mur.

Étienne Ranger, LeDroit

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Certains ont cru à un tremblement de terre quand la vaisselle s'est mise à s'entrechoquer dans les armoires. Raymond Normand s'est précipité au sous-sol croyant à un problème de fournaise. Le responsable de tout ce branle-bas serait plutôt la carrière voisine, exploitée par Lafarge, qui a repris ses opérations de dynamitage dans le secteur Gatineau.

Même si ce ne sont pas les premières détonations à secouer le voisinage, les résidants de la rue Notre-Dame Est ont l'impression que les déflagrations sont plus puissantes que d'habitude ces jours-ci. «C'est épouvantable. Nous autres, on est bâti sur du roc. On a l'impression des fois que c'est un gros camion 10 roues qui est rentré dans le bâtiment. On dirait que celui qui met les bâtons de dynamite en met un peu plus que prévu!» laisse tomber M.?Normand. «Ils blastent bien trop fort. Des fois, ça shake assez que j'ai peur que la maison débarque du solage», résume Dave Bell, le voisin d'en face de M.?Normand.

Depuis que les opérations de dynamitage ont repris, Raymond Normand arpente le voisinage. On lui rapporte des lézardes qui apparaissent subitement dans les fondations, sur les murs, sous les perrons. Une voisine affirme que les secousses l'ont obligée à démanteler sa piscine. M.?Normand lui-même a rafistolé une fissure qui a traversé sa fondation et un mur. En face, Dave Bell se plaint du plancher de béton tout craquelé de son garage.

Le problème, c'est que les résidants admettent ne pas pouvoir prouver hors de tout doute que le dynamitage est responsable des dommages. Mais ils n'en demeurent pas moins convaincus que c'est le cas. «J'ai un perron tout cassé en morceaux. Et la seule chose qui peut faire ça, c'est le dynamitage. Faut pas oublier qu'on est construit sur le roc, ici. J'ai été 30 ans dans les mines. Quand les oiseaux et la boucane sortent avant que t'entendes le coup, c'est signe que la charge est importante», dit Rémi Raymond, un autre voisin qui en a assez des secousses à répétition.

Les résidents ne savent plus à quel saint se vouer. Ils ont tout essayé.

À la Ville de Gatineau, on les redirige vers la Sûreté du Québec, qui est responsable de la Loi sur les explosifs. «Mais quand ma femme a téléphoné à la SQ, ils lui ont dit d'appeler la police municipale qui elle-même disait ne rien pouvoir faire», laisse tomber Dave Bell.

Plus de détails dans l'édition du Droit du 18 décembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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