Donner une saveur locale à la chasse aux cadeaux

Henri Couttlé a fait la promotion de ses... (Simon-Séguin Bertrand, LeDroit)

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Henri Couttlé a fait la promotion de ses produits à Christine Champagne et Marco Lafontaine, ce week-end.

Simon-Séguin Bertrand, LeDroit

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Daniel LeBlanc

Les flocons de neige aident visiblement à se plonger dans l'ambiance des Fêtes. À voir les centaines de curieux qui ont déambulé ce week-end au marché de Noël du Musée canadien des civilisations, on sentait que la quête du cadeau parfait à glisser sous le sapin est enclenchée

De la fromagerie Montebello aux Amandes de Maribel, en passant par le Verger Croque-Pomme, l'Atelier VerreLime, la Ferme le moment présent ou encore la Miellerie Sempels, une poignée d'artisans régionaux tentaient de charmer le public avec leurs produits aussi originaux les uns que les autres.

Postée à l'un des 40 kiosques sur place, la copropriétaire des Paniers d'Élaine, Judith Charron, n'a pas caché son étonnement lorsque rencontrée par LeDroit.

Pour des entreprises comme la sienne, basée à Chénéville, la moindre parcelle de visibilité est clairement toujours la bienvenue.

S'approvisionnant chez bon nombre d'entreprises de la Petite-Nation pour confectionner et transformer ses propres produits (elle achète par exemple ses bleuets à la ferme Les Fruits de la Terre et ses fraises au Mont-Vézeau, tous deux à Ripon), la dame était d'abord une productrice de sirop d'érable avant d'acquérir en 2005 l'entreprise de fabrication artisanale de paniers-cadeaux détenue par Hélène Poulin.

L'item coup de coeur des consommateurs cette année ? Le bloc de sucre d'érable à râper. « Les gens redécouvrent le pain de sucre, qui rappelle l'histoire de nos arrière-grands-parents.

« C'est parfait comme cadeau pour l'hôtesse ou pour le bas de Noël, affirme Mme Charron, qui est en amour avec son travail pour une seule et unique raison.

« C'est d'abord et avant tout pour mon propre plaisir que je le fais. Il faut garder la passion de faire les choses, même si on est producteur et que l'on désire en vivre. »

Ayant élargi son éventail de produits au fil du temps, elle a bon espoir que la population se tournera davantage vers les producteurs locaux dans le futur plutôt que d'aller dépenser dans les magasins à grande surface. À son avis, le mouvement du balancier est perceptible.

« La tendance s'établit sûrement, car d'une année à l'autre je dois augmenter le nombre de mes recettes. C'est bon signe », lance-t-elle.

Possédant des vignes à Gatineau et Montebello, le Vignoble du Clos Baillie exposait sa gamme de produits alcoolisés, dont un vin de glace rouge et un cidre aromatisé avec des fruits locaux.

« À la base, les gens n'en reviennent pas quand ils constatent qu'il existe des vignobles à Gatineau et en Outaouais. On a un climat favorable, c'est l'une des régions les plus chaudes de la province. Par contre, ça demeure un défi chaque année de produire un vin buvable. Étant donné notre saison de croissance très courte, nous sommes obligés d'aller chercher des vignes dont la saison de croissance est aussi courte. Ça donne des vins plus rustiques, astringents », de dire Denis Samson, stagiaire.

Après une saison estivale chaude et extrêmement sèche qui sera assurément bénéfique pour la cuvée 2012, la demande est en développement et certains produits s'envolent rapidement, ajoute-t-il.

L'événement se poursuit les 15 et 16 décembre prochains, de 10 h à 17 h, au foyer Marius-Barbeau du MCC.

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