Église Saint-Paul d'Aylmer

Les ruines menacent de s'effondrer

« Le mur ouest est très instable et... (Courtoisie)

Agrandir

« Le mur ouest est très instable et dangereux et il pourrait s'effondrer », notent les consultants de la firme Yves Auger.

Courtoisie

Partager

Sur le même thème

Une partie des ruines de l'église Saint-Paul d'Aylmer croulera sous le pic des démolisseurs d'ici quelques semaines.

Un rapport d'inspection recommande de démolir, le plus tôt possible, l'un des murs de pierre latéraux de l'édifice et une partie du clocher.

« Le mur ouest est très instable et dangereux et il pourrait s'effondrer », notent les consultants de la firme Yves Auger. Le choc causé par le démantèlement de ce mur pourrait entraîner la chute de l'autre mur latéral.

La paroisse a décidé de suivre les recommandations du rapport. C'est donc deux des quatre murs de l'église qui risquent de disparaître à court terme. Une demande de permis de démolition sera réactivée sous peu auprès de la Ville de Gatineau.

Quant aux paroissiens, ils seront mis au fait des derniers développements lors d'une assemblée publique mardi prochain.

Le président du Conseil régional de la culture de l'Outaouais, Richard Bégin, a pris connaissance du verdict des experts voilà déjà quelques jours. Il est catastrophé : « À partir du moment où vous jetez deux murs par terre, comment pensez-vous que les autres vont tenir ? » lance celui qui préside aussi la chambre de commerce locale d'Aylmer (APICA) et la Fédération des sociétés d'histoire du Québec.

Depuis trois ans, M. Bégin fait des pieds des mains pour convaincre les autorités, notamment la Ville de Gatineau, d'investir les sommes nécessaires pour solidifier les murs encore debout et pour financer un projet de reconstruction. Après l'incendie, les murs étaient encore en « bon état et droits », rappellent les experts dans leur rapport.

Trois hivers plus tard, faute de travaux de renfort, ce n'est plus le cas. Victime des intempéries et des cycles de gel-dégel, le mur ouest se détache et menace de s'effondrer. M. Bégin en a gros sur le coeur contre la Ville de Gatineau, qui n'a pas réagi assez vite à son goût pour sauver les vestiges.

« Je suis catastrophé, désolé qu'on ait laissé passer une opportunité aussi extraordinaire juste par manque d'action, par manque de vision, par manque d'esprit de décision. Je suppose que c'est le propre d'une grande administration municipale de ne pas réagir vite en se servant de prétexte comme : 'Il faut séparer l'Église et l'État.' Pourtant, j'ai connu d'autres municipalités, comme Sainte-Élie-de-Caxton ou Très-Saint-Rédempteur, qui ont pris les moyens pour sauver leur église avant qu'il ne soit trop tard. »

« On n'a pas tiré la plogue », affirme Psenak

Malgré le peu d'enthousiasme de ses collègues, le conseiller du district Aylmer, Stefan Psenak s'est rapidement associé aux efforts pour sauvegarder les vestiges de l'église Saint-Paul.

Celui qui occupe aussi le poste de  président de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine a l'intention de continuer de travailler d'arrache-pied avec le Centre héritage du Vieux-Aylmer, un organisme fondé en septembre dernier, pour redonner une nouvelle vocation au site.

La bonne nouvelle, note M. Psenak, c'est que la paroisse, propriétaire de l'église et du terrain, continue de travailler dans le sens d'un projet de reconstruction.

Plus de détails dans LeDroit du 8 décembre ou sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer