Bras de fer politique autour du budget gatinois

Le chef d'Action Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a parlé... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Le chef d'Action Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a parlé d'un budget «sans vision d'ensemble», une remarque qui a piqué au vif le maire Marc Bureau. Ce dernier estime plutôt avoir accouché d'un des meilleurs budgets de son règne politique.

Étienne Ranger, LeDroit

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À un an des élections municipales, l'adoption du budget 2013 de la Ville de Gatineau s'est transformée en une partie de bras de fer entre les conseillers fidèles au maire Marc Bureau et les membres de la nouvelle opposition à la table du conseil.

Au terme de vives discussions, les élus ont adopté hier soir un budget assorti d'une hausse de taxe de 2,5% pour le secteur résidentiel. À compter du 1er janvier, elle se traduira par un montant additionnel de 57$ sur le compte de taxes d'une propriété évaluée à 208200?$.

Les cinq membres d'Action Gatineau ont voté contre le budget de 521 millions de dollars. Le chef de la nouvelle formation politique, Maxime Pedneaud-Jobin, a parlé d'un «budget d'intendance et sans vision d'ensemble» qui accorde trop d'importance aux infrastructures. Avant d'imposer de nouvelles taxes, Gatineau aurait dû prêcher par l'exemple. «En quatre ans, il n'y aura eu aucune révision de programme sérieuse et les compressions proposées aujourd'hui, soit 1 million sur 521 millions, sont cosmétiques», a dénoncé Maxime Pedneaud-Jobin.

Piqué au vif, le maire Marc Bureau a rétorqué qu'il accouchait hier soir d'un des meilleurs budgets de son règne politique. «Il y a beaucoup de nouveaux services à la population. Il y a plus d'argent pour la police, pour nos pompiers, pour les pistes cyclables. [...] On le voit, sondage après sondage, les citoyens nous demandent d'investir plus dans nos routes. Et c'est ce qu'on fait, on a quasiment doublé nos investissements depuis 4 ans.»

Contradictions et embarras

Après le vote, le maire Bureau a poursuivi ses attaques contre Action Gatineau. Il a laissé entendre que ses adversaires ont été contraints de suivre une ligne de parti lors du vote d'hier et qu'au moins deux conseillers auraient voté en faveur du budget s'ils avaient pu le faire en leur âme et conscience.

«On le voit vraiment ce soir, il y a une ligne de parti qui a été suivie», a affirmé M.?Bureau en pointant du doigt Mireille Apollon et Luc Angers. Le maire a été particulièrement cinglant à l'endroit de M.?Angers qui s'était engagé publiquement à voter en faveur du budget à condition que des sommes additionnelles soient accordées aux aînés. «M.?Angers a voté contre le budget pour un petit 100000?$ qu'il sait qu'il va avoir dès qu'il déposera son plan d'action. Cent mille dollars sur un budget de 521 millions, ce n'est pas sérieux. On s'est trouvé des excuses pour voter contre le budget», en conclut M.?Bureau.

Quand à André Laframboise d'Action Gatineau, il a plongé son chef dans l'embarras en justifiant son refus d'appuyer le budget par les sommes trop importantes consenties à la Société de transport de l'Outaouais.

Plus de détails dans l'édition du Droit du 5 décembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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