Un «travail de moine» nécessaire pour traiter les données gatinoises

Les 15000 contrats rendus publics par le maire Marc Bureau, mardi, sont... (Archives, LeDroit)

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Les 15 000 contrats rendus publics par le maire Marc Bureau, mardi, sont actuellement entre les mains du fondateur de Gatineau ouverte, Stéphane Fréchette. Le spécialiste dans le traitement des bases de données estime qu'il lui faudra plusieurs semaines avant de pouvoir extraire et organiser les données remises par l'administration Bureau afin de les rendre compréhensibles pour les citoyens.

M. Fréchette soutient toutefois que les informations données par la Ville de Gatineau ne permettent pas de voir les dépassements de coûts spécifiques pour chacun des contrats, tel que demandé en vertu de la Loi d'accès à l'information par le recherchiste du groupe Gesca, William Leclerc.

Le fruit du travail de M.Fréchette permettra toutefois de voir, en un coup d'oeil, combien de contrats ont obtenu chacune des firmes ayant fait affaire avec la Ville de Gatineau, ainsi que la valeur totale de l'argent public versé à ces firmes.

Chiffres sans signification

Gatineau ouverte est une initiative populaire qui a pour but de promouvoir l'accès libre aux données civiques de la Ville de Gatineau. Stéphane Fréchette est un professionnel de l'informatique, spécialisée dans la gestion et la création de bases de données. Il admet d'emblée que le traitement des documents fournis par le maire, mardi, nécessite un travail de moine que seul un spécialiste est en mesure d'accomplir. «C'est impossible pour le simple citoyen de s'y retrouver, dit-il. C'est un bon pas en avant, mais ce n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler de la transparence. Pour une organisation publique, être transparent c'est à mon avis s'assurer que l'information divulguée soit accessible, lisible et compréhensible. Pour l'instant, ce que la Ville a fait c'est de publier une liste de compagnies et de chiffres qui n'ont aucune signification pour le citoyen.»

Une des raisons données par la Ville de Gatineau pour ne pas répondre positivement à la demande d'accès l'information fait par le groupe Gesca est le caractère abusif de la demande. La Ville affirme que le traitement de la demande «serait susceptible de nuire sérieusement aux activités de l'organisme (Ville)». Elle ajoute qu'aucune liste répertoriant tous les contrats avec les firmes n'est actuellement disponible.

La porte-parole de la Commission d'accès à l'information, Isabelle Saint-Pierre, s'est refusée à commenter la situation qui prévaut à Gatineau. Elle indique toutefois que les municipalités ont «un devoir de classification» et qu'il y a un type de classement à respecter afin de faciliter l'accès aux documents pour les médias d'information.

Or, le document électronique comprenant 15000 contrats de toutes sortes distribués par la Ville de Gatineau, mardi, ne répond pas à ces critères et ne respecte pas l'esprit d'un article de la Loi d'accès à l'information. «Un organisme public doit classer ses documents de manière à en permettre le repérage, précise la Loi. Il doit établir et tenir à jour une liste de classement indiquant l'ordre selon lequel les documents sont classés. Elle doit être suffisamment précise pour faciliter l'exercice du droit d'accès à l'information.»

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