Gatineau rend publics 15 000 contrats octroyés depuis 1996

«Un attaché politique, je considère que c'est illégal»,... (Archives, LeDroit)

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«Un attaché politique, je considère que c'est illégal», a affirmé hier le maire de Gatineau, Marc Bureau.

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Piquée au vif par les nombreuses demandes réclamant la divulgation des contrats octroyés par la Ville de Gatineau aux firmes de génie et de construction, l'administration Bureau a rendu publique, mardi, une liste de quelque 15 000 contrats qu'elle avait remise il y a quelques semaines à la commission Charbonneau.

Dans son édition de ce mardi, LeDroit rapportait que sur une cinquantaine de villes québécoises, seules Laval et Gatineau ont refusé de remettre, en vertu d'une demande d'accès à l'information, la liste des contrats et des dépassements de coûts octroyés à des firmes de construction et de génie. Le chef d'Action Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, avait aussi réclamé, la semaine dernière, la publication sur le futur portail de données libres de la Ville l'ensemble des contrats publics octroyés depuis 2002, afin de pouvoir effectuer des croisements entre les dons politiques, les entreprises de la construction et les contrats municipaux.

La liste dévoilée par le maire Marc Bureau contient des milliers de contrats octroyés depuis 1996, tant par les ex-villes que par la grande ville fusionnée. «Ce qui n'est pas fait là-dedans, c'est le travail d'analyse, a indiqué M. Bureau. Donc on ne fera pas la job ou le travail du recherchiste quand on nous contacte pour avoir les informations via l'accès à l'information.»

M. Bureau assure que Gatineau est plutôt un modèle pour d'autres villes, puisque la liste des contrats de plus de 25 000$ octroyés par la municipalité est publique depuis 2002.

«Je suis un petit peu fatigué et obsédé, mais je ne ferai pas de crise aujourd'hui, je vais être un petit peu plus calme, a-t-il lancé en mêlée de presse, visiblement irrité. Mais on fait de la désinformation, on fait croire aux citoyens de Gatineau qu'on est une ville où on cache des informations et je vous ferais remarquer qu'on est la seule ville au Québec actuellement à rendre les contrats publics, on le fait via le comité exécutif et notre comité exécutif est public d'un bout à l'autre. Les contrats sont là, et quand il y a dépassements de coûts, c'est là aussi.»

Le chef d'Action Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, estime pour sa part que la Ville de Gatineau aurait avantage à défrayer les coûts liés à l'analyse des contrats qu'elle octroie, pour diminuer au maximum les risques de corruption et de collusion.

«Là, ce qu'on apprend, c'est qu'on dit non en vertu de l'accès à l'information, ce qui, pour moi, n'a pas de bon sens. Les journalistes veulent faire un travail, donnons-leur le moyen de le faire, et ça, c'est de rendre publics les documents», a lancé le conseiller du district de Buckingham, peu de temps avant que le maire, Marc Bureau, n'annonce la divulgation de la liste de quelque 15 000 contrats octroyés depuis 1996.

L'argument lié à l'ampleur de la tâche pour l'analyse des données des différents contrats ne tient pas plus la route aux yeux de M. Pedneaud-Jobin. «Il y a un coût à la collusion, il y a un coût à la corruption, dit-il. Je pense que faire ce geste-là, c'est envoyer un message de plus qui dit que nous, on ne tolère rien à Gatineau. Ce n'est que positif de faire ça, et si ça coûte un certain nombre de semaines de travail à une secrétaire, je suis prêt à payer ce prix-là.»

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