Une autre tuile pour les promoteurs, dans un marché au ralenti

La perspective de devoir payer plus cher pour... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

Agrandir

La perspective de devoir payer plus cher pour réaliser de nouveaux développements immobiliers n'enchante guère le monde de la construction à Gatineau.

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

Partager

Sur le même thème

La perspective de devoir payer plus cher pour réaliser de nouveaux développements immobiliers n'enchante guère le monde de la construction à Gatineau.

Le conseil municipal a pris par surprise une grande partie du secteur immobilier, mardi soir, en adoptant en toute fin de séance une résolution lourde de conséquences pour eux.

À compter de l'an prochain, les développeurs devront contribuer davantage au paiement des nouveaux parcs, des usines d'eau et des pistes cyclables.

Promoteurs et constructeurs s'attendent à devoir hausser le prix des maisons neuves pour récupérer les montants additionnels qu'ils devront verser à la Ville.

«Et dans un marché en perte de vitesse comme présentement, ce n'est jamais une nouvelle très réjouissante. Ça va nous inviter à observer une plus grande prudence lors du développement des nouveaux lots», a confié un développeur sous le couvert de l'anonymat.

À l'Association provinciale des constructeurs d'habitation du Québec (APCHQ), le directeur régional, Benoît Mottard, ignorait que la Ville allait exiger davantage de ses membres.

Dans une réaction à chaud, il a fait part de son scepticisme par rapport aux déclarations de la conseillère Patsy Bouthillette qui assure que les augmentations auront peu d'impact sur les projets de construction.

M.Mottard a rappelé que la Ville se voulait aussi rassurante, en 2003, quand elle a imposé aux constructeurs l'obligation de payer pour l'enfouissement des fils électriques.

«La Ville nous disait que ça coûterait 2300$ par résidence. Mais on s'est rendu compte que c'était plutôt 11500$», a rappelé M.Mottard.

Inquiets, certains développeurs ont déjà commencé à faire des calculs. C'est le cas chez Plateau SENC, une filiale de Multivesco qui gère le développement du Plateau de la capitale. «Et on arrive aux mêmes chiffres que la Ville de Gatineau, soit 4400$ pour une résidence unifamiliale», indique Pierre Gravelle, ingénieur.

Également mis au courant par LeDroit, le Groupe Heafey s'est inquiété pour ses projets de développement au centre-ville. La société immobilière construit actuellement le VIU, une tour d'habitation en bordure du boulevard Maisonneuve. Heafey a d'autres projets du même genre dans ses cartons. «Notre marge de manoeuvre pour ce genre de projet étant mince, la Ville doit prendre garde à ne pas brimer nos efforts pour relancer le centre-ville. Il ne faut pas que la Ville abuse et décourage les promoteurs», a dit Charles Masse, vice-président aux opérations et au développement du Groupe Heafey.

Toutes nos nouvelles sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer