Gatineau a un plan B pour Guertin

Marc Bureau... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Marc Bureau

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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La Ville de Gatineau s'est ménagé une porte de sortie au cas où Québec reviendrait sur sa promesse de financer sa part du futur amphithéâtre au centre-ville.

En vertu d'une clause inusitée, Gatineau se réserve le droit de mettre un terme, en tout temps, aux contrats des firmes embauchées pour réaliser les plans et devis de l'édifice.

Le maire Marc Bureau ne pouvait dire hier si c'est la première fois que la Ville de Gatineau a recours à ce type de clause pour se protéger des imprévus.

Chose certaine, c'est une pratique peu courante, admet-il.

«C'est pour qu'on puisse se retirer et ne pas payer des coûts pour rien si on rencontre une difficulté quelconque. On tire des leçons du passé en mettant un peu en branle ce que notre vérificateur général nous disait. C'est certainement une mesure très intéressante pour la Ville de Gatineau», avance M.Bureau.

Il s'est toutefois fait rassurant. Jusqu'ici, le gouvernement de Pauline Marois n'a pas remis en question l'engagement du gouvernement précédent. Avant l'élection, les libéraux s'étaient engagés à financer la moitié des coûts du futur amphithéâtre, évalués à 52 millions$.

«Rien ne nous indique que le centre multifonctionnel va être touché, même si on n'a pas de garantie à 100%. On nous dit que tout ce qui avait été signé va continuer. Et cet accord-là avait été signé par les parties», dit M.Bureau.

Gatineau a déjà octroyé quatre contrats d'une valeur de 4,6 millions$ pour la confection des plans et devis du futur amphithéâtre de 4000 places. L'embauche de deux autres consultants est prévue d'ici quelques semaines. Le groupe d'architectes et d'ingénieurs a eu une première rencontre de travail lundi dernier.

Si des entrepreneurs étaient ciblés par la commission Charbonneau, ou encore par la nouvelle loi 1 sur l'intégrité du gouvernement Marois, Gatineau pourrait annuler un contrat grâce à la clause spéciale. «Ce n'est pas nécessairement à cela qu'elle sert, mais si jamais il y avait un problème avec la compagnie, qu'elle n'était pas capable de remplir la commande par exemple, et bien on pourrait aussi mettre fin au contrat rapidement», dit M.Bureau.

Advenant que la Ville interrompe abruptement sa relation d'affaire avec un sous-traitant, elle devra tout de même lui verser un montant. «L'obligation de la municipalité se limiterait à payer ce qui a été fait à se jour. On se donne ainsi une marge de manoeuvre, une flexibilité pour réajuster le tir en cas de besoin», explique André Lambert, directeur général adjoint de la Ville de Gatineau.

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