Gatineau veut soustraire 100 m$ à sa dette

Le maire Marc Bureau n'hésitera pas à endetter... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Le maire Marc Bureau n'hésitera pas à endetter davantage sa ville si c'est pour lui permettre de profiter de généreux programmes de subventions.

Étienne Ranger, LeDroit

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La Ville de Gatineau s'attaquera à sa dette de plus d'un demi-milliard.

Le conseil municipal adoptera sous peu, par voie de résolution, un plan de réduction de sa dette. À moyen terme, le plan est de retrancher 100 millions à la dette qui atteindra 517 millions l'an prochain.

Le service des finances se dit toutefois à l'aise avec le niveau actuel de la dette. Trois des quatre ratios utilisés pour surveiller l'évolution de l'endettement à Gatineau sont en baisse depuis 2002. Le seul indicateur en hausse est la dette per capita, qui est passée de 1673 à 1937$ par citoyen depuis la fusion.

Au besoin, la Ville de Gatineau peut se permettre d'emprunter encore davantage, estiment les experts. «On est tout à fait à l'aise avec le niveau d'endettement qu'on a pour maintenir les infrastructures en bon état et même se doter de nouvelles infrastructures», a expliqué hier matin André Barbeau du Service des finances.

Le maire Marc Bureau n'hésitera pas à endetter davantage sa ville si c'est pour lui permettre de profiter de généreux programmes de subventions. Justement, Ottawa parle de relancer un autre volet de son programme Chantiers Canada en 2014. La même année, les municipalités renouvelleront leur pacte fiscal avec le gouvernement du Québec, ce qui pourrait aussi se traduire par de l'argent neuf pour la réfection des infrastructures.

«Il faut profiter de ces enveloppes quand elles sont là, a dit le maire Bureau. Il y a beaucoup d'argent à mettre dans les infrastructures. Avant de réduire la dette plus rapidement, il va falloir vraiment attendre un petit peu de voir ce qui s'en vient.»

Le maire n'a pu préciser comment il entendait s'attaquer à la dette, ni ce qu'on entendait par «moyen terme» pour y parvenir.

Chose certaine, la dette à la charge générale augmente très peu en 2013, passant de 515 à 517 millions. Plutôt que de recourir à des emprunts, la Ville de Gatineau paie comptant de plus en plus de grands travaux. «Cette année, on paie 44 millions comptant pour nos infrastructures. Je pense que c'est énorme. C'est autant que la Ville de Laval, qui a pourtant un budget deux fois plus gros que le nôtre», remarque le conseiller Luc Montreuil.

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