Mais voilà qu'un citoyen remet en question cette affirmation après avoir vécu une situation qu'il juge révoltante aux Promenades de l'Outaouais.
S'arrêtant à quelques magasins du centre commercial le temps d'un dîner, cette semaine, Victor Alexandre a été abasourdi de constater qu'une employée d'un kiosque du mail n'abordait pas les clients dans la langue de Molière. Elle parlait uniquement l'anglais teinté d'un fort accent espagnol. Pire encore, quelques mètres plus loin, une commerçante était incapable de parler français et vendait des décorations ornées de messages à quasi-totalité en anglais.
Indigné, le Gatinois n'a pas hésité une seule seconde à dénoncer la situation au Droit.
« J'ai même vu une employée baragouiner quelques mots en français à une mère et son enfant qui ne semblaient rien comprendre. Je croyais rêver ! C'est totalement inacceptable, les lois sont pourtant claires. J'ai l'impression qu'on prend pour acquis que les gens sont bilingues dans notre région », poursuit M. Alexandre.
Comptant revenir à la charge si ses commentaires ne portent pas fruit, l'homme affirme s'être rendu au bureau de l'administration du centre et la réceptionniste lui aurait alors affirmé qu'il n'était pas le premier à déplorer cette situation. « Il y a un minimum d'éthique à respecter, c'est un manque total de rigueur au niveau de la location d'espace », lance-t-il.
Manque de respect
Le président d'Impératif Français, Jean-Paul Perreault, n'a pas manqué de décocher des flèches à l'endroit de la direction du centre commercial.
« Quand on pense que la Charte de la langue française a été adoptée il y a 35 ans, c'est impardonnable. Un client doit être reçu et servi en français au Québec et qu'il y ait des établissements qui ne respectent pas cette loi, c'est une aberration. Louer des espaces à du personnel qui ne s'exprime pas en français à Gatineau, c'est complètement irrespectueux, voire arrogant pour sa clientèle », a-t-il lancé au bout du fil, affirmant que ce n'est pas la première fois que les Promenades se retrouvent sur la sellette pour une telle raison.
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