Le CLD à la défense de « Gatineau, ville d'affaires »

Le nombre d'entreprises par secteur à Gatineau....

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Le nombre d'entreprises par secteur à Gatineau.

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La campagne « Gatineau, ville d'affaires » serait directement responsable de la création de 800 entreprises depuis son lancement, il y a deux ans, selon le directeur général de Développement économique CLD Gatineau (DECLDG), Michel Plouffe.

Le concert de critiques provenant du milieu des affaires qui fait rage depuis quelques jours a forcé la Ville de Gatineau à un exercice de relations publiques, hier, au cours duquel elle a répondu aux détracteurs de cette vaste campagne publicitaire qui a coûté jusqu'à maintenant 550 000 $ aux contribuables gatinois. Certains membres de la communauté des affaires ont qualifié « Gatineau, ville d'affaires » de « coquille vide », tandis que d'autres ont remis en question la véracité de certaines informations utilisées par le maire Marc Bureau.

Depuis la publication dans LeDroit, mardi, d'une étude de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) qui place Gatineau en 97e position sur 103 villes canadiennes pour la facilité d'y faire des affaires, le maire Bureau et le directeur de DECLDG répètent que 1700 nouvelles entreprises ont vu le jour depuis deux ans à Gatineau.

« Elles sont là, les 1700 entreprises, insiste Michel Plouffe, en entrevue avec LeDroit, tableaux et bases de données à l'appui. En 2010, il y avait 6009 entreprises en activité sur le territoire. Le 31 octobre dernier, 7727 entreprises en opération étaient dénombrées. C'est un gain net de 1718 entreprises. »

Ce dernier indique que la croissance démographique de la Ville de Gatineau est toutefois un moteur en soi d'activité économique. En ce sens, plus il y a une croissance de la population, plus il y a d'entreprises qui voient naturellement le jour.

« Nous estimons qu'une croissance ordinaire pour la même période aurait été de 900 nouvelles entreprises, explique M. Plouffe. Cette donnée n'est pas scientifiquement prouvable, c'est une observation, une estimation. Mais sans « Gatineau, ville d'affaires », ce sont 900 entreprises qui auraient été démarrées au lieu des 1700 que nous dénombrons. »

M. Plouffe précise que le décompte des nouvelles entreprises ne collige pas les compagnies à numéros qui n'offrent pas de service, ni les entreprises gouvernementales. Les données ont été compilées grâce à trois bases de données. Elles ont été triées manuellement par code postal et par numéro de téléphone pour éliminer les doublons. Les 1718 entreprises comprennent les travailleurs autonomes, les organisations à but non lucratif, ainsi que toutes les entreprises qui offrent ou produisent un bien ou un service.

Les secteurs des services, des soins de santé, du commerce de gros et de la construction sont ceux qui ont été le théâtre du plus grand nombre de créations d'entreprises à Gatineau au cours des deux dernières années. M. Plouffe ajoute que des efforts ont été faits afin de rendre l'administration municipale plus performante face aux demandes des gens d'affaires. Il note que le délai moyen pour la vente d'un terrain commercial ou industriel à Gatineau est depuis passé de 120 à 40 jours. Il ajoute que des 1700 nouvelles entreprises qui ont vu le jour en deux ans, 1518 ont en main leur permis d'affaires. Certaines initiatives d'ordre administratives ont aussi permis de « mettre de l'huile dans la machine ».

Changement de ton

La première réaction de Michel Plouffe à la lecture du palmarès de la FCEI, plus tôt cette semaine, a été de miner la crédibilité de l'étude. Hier, son ton avait changé.

« Je reconnais le sondage de la FCEI, malgré ses faiblesses d'échantillonnage, a-t-il affirmé. Je reconnais devant tous que le sondage de la FCEI nous montre qu'on a du travail à faire, mais nous devons le faire ensemble, la ville, les organisations économiques et les gens d'affaires. Notre communauté d'affaires est dynamique, mais nous avons des défis. La fondation est là, mais tous doivent mettre l'épaule à la roue. L'administration municipale doit être influencée par sa communauté des affaires. »

M. Plouffe ajoute que le maire de Gatineau est « fort sensible » à ce qui s'est passé cette semaine. « Il a une oreille attentive pour tout ce qui touche le développement économique de la ville, ajoute-t-il. Ce qui s'est passé cette semaine est aussi le signe d'une communauté des affaires dynamique qui veut se faire entendre. Il n'a été question que de ça alors qu'il y avait l'élection américaine, la démission du maire de Montréal, la Commission Charbonneau et les tumultes à Laval. C'est un signe. »

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