Des bistrots, des restaurants, des commerces spécialisés, des boutiques et de grandes terrasses extérieures à l'européenne s'installeront le long de cette artère commerciale d'ambiance. Ils s'établiront au rez-de-chaussée d'immeubles qui pourront atteindre jusqu'à 18 étages de hauteur, soit plus que la limite actuelle de 10 étages. L'entrée de la rue se trouvera entre le café Moca Loca et la Maison de la culture. Elle aura une vocation piétonnière, même si les voitures pourront y circuler. Un concept de « carrés giratoires » ralentira le trafic.
Le conseiller Joseph De Sylva a pu consulter les plans d'ensemble du futur quartier. Il ne cache pas son enthousiasme, même s'il prévient que le projet est encore embryonnaire. « Ça veut dire qu'on n'aura plus besoin d'aller sur le marché By à Ottawa pour aller souper avec des amis, faire une promenade et un peu de shopping. On va pouvoir faire ça ici, chez nous », se réjouit-il à l'avance.
L'ensemble du projet a été baptisé « centre d'activités de la Cité ». La Ville a ainsi voulu éliminer toute référence au centre-ville de l'ex-Gatineau, qui n'existe plus. Depuis la fusion, c'est une partie du secteur Hull qui est désigné comme le centre-ville officiel de Gatineau.
Trois promoteurs se partagent les terrains du futur « centre d'activités », soit Roger Lachapelle, Léon Adam et Sam Chowieri. Avant de creuser les fondations de leurs nouvelles tours à logements, ils ont encore plusieurs autorisations à obtenir de la Ville de Gatineau. Mais un premier immeuble à logements semble sur le point de décoller le long du boulevard de l'Hôpital. Un condo-modèle a été érigé tout près du complexe Cité-Jardin.
Pour Joseph De Sylva, c'est de bon augure. « Quand quelqu'un commence, normalement, les autres vont suivre. Je peux dire que ça avance à grands pas, les plans ont été déposés et notre service d'urbanisme travaille avec les promoteurs pour que leurs projets soient conformes à nos règlements et à notre schéma d'aménagement. »
Au plan environnemental, plus rien ne s'oppose au développement des terrains, poursuit M. De Sylva. La présence d'une espèce menacée, la rainette faux-grillon, avait été détectée voilà quelques années. Après vérification, le ministère du Développement durable et de l'Environnement (MDDEP) a donné son aval au développement. « Le propriétaire a donné de la compensation ailleurs où il y a de la rainette faux-grillon et, de ce côté-là, la situation est réglée », indique Christian Perron, porte-parole du MDDEP.
Le futur quartier de la Cité sera situé à distance de marche du futur Rapibus. Et donc facilement accessible par autobus, note M. De Sylva. « Les gens vont pouvoir prendre le Rapibus et arrêter là pour manger, magasiner, prendre une bouchée avant d'aller voir un spectacle à la Maison de la culture ou de se dépenser au centre sportif. »
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