Le futur exploitant du quai devra toutefois assumer une partie de la facture, en payant l'installation des pieux qui permettent aux bateaux de s'amarrer. En contrepartie, les droits d'amarrage lui seront cédés pour une période de 30 ans, au terme d'un appel de proposition.
Le conseil municipal a débattu longuement du Quai des artistes hier, une structure en décrépitude que les élus voulaient démanteler pas plus tard qu'en juin dernier. Devant le tollé suscité par cette décision, le conseil municipal a pris l'été pour revoir le dossier. Hier, les élus ont fait volte-face, pour s'entendre rapidement sur la nécessité de conserver le quai situé tout près du pont Lady-Aberdeen.
Le maire Marc Bureau a fait valoir que le quai est appelé à connaître une seconde vie avec le réaménagement de la rue Jacques-Cartier au coût de 32 millions, l'an prochain. « Je pense qu'il est clair que les gens veulent garder le quai. Dans l'ex-Ville de Gatineau, on s'en servait beaucoup pour faire des concerts. Et je pense que c'est cela qu'on ne veut pas perdre, d'autant plus qu'on va investir 32 millions sur Jacques-Cartier », a dit le maire Marc Bureau.
Exploitant soulagé
En attendant, l'exploitant actuel du quai, Croisières Outaouais, conservera ses droits d'amarrage jusqu'en octobre 2014 comme le réclamait son président Robert Taillefer. Il se dit ainsi en mesure d'assurer la survie de son entreprise, ce qui n'aurait pas été le cas si la Ville avait prolongé de seulement un an la durée de son bail. « On est heureux du dénouement. Ça nous permet de continuer à opérer et de conserver les emplois. Et on va soumissionner pour l'exploitation du quai pour les 30 prochaines années lors de l'appel de proposition », a dit M. Taillefer.
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