100 mètres séparent Léa de l'accès au transport scolaire

Marcher 6 km ou payer 900 $

Valerie Dionne et sa fille Lea.... (Martin Roy, LeDroit)

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Valerie Dionne et sa fille Lea.

Martin Roy, LeDroit

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Après avoir été informés à la toute première journée de classe que la petite Léa, sept ans, n'est plus admissible au transport scolaire, ses parents ont eu la mauvaise surprise d'apprendre qu'il leur en coûterait 900 $ par année pour qu'elle puisse dîner à l'école.

En première année, l'an dernier, Léa prenait l'autobus jusqu'à l'école La Sablonnière. En tant qu'élève transportée, elle était admissible au tarif annuel de 125 $ pour la surveillance du midi.

Comme bien des parents, Valérie Dionne est allée mener sa fille à l'école pour la première journée de l'année. N'ayant pas reçu de lettre concernant le transport scolaire, elle s'assure que l'enseignante fera le suivi pour que la fillette sache dans quel véhicule monter à la fin de la journée.

Un coup de téléphone lui apprendra quelques heures plus tard que sa fille n'est plus admissible au transport scolaire, puisque leur résidence est située à moins de 1,6 km de l'école, la distance maximale fixée pour les marcheurs. Selon Mme Dionne, la Commission scolaire des Draveurs (CSD) lui a indiqué que sa résidence se situe à 1,51 km de l'école.

Parcours sécuritaire

La fillette avait droit l'an dernier au transport pour des raisons de sécurité, en raison de travaux qui étaient exécutés sur l'avenue du Cheval-Blanc. Ces travaux sont aujourd'hui terminés, de sorte que la CSD considère que le parcours est maintenant sécuritaire.

Valérie Dionne refuse cependant de laisser sa fille marcher matin, midi et soir. « Ça fait six kilomètres au total, souligne la mère de famille. C'est une longue distance. Tu ne peux pas traiter une petite fille de sept ans comme une élève de sixième année. »

Une procédure d'« accommodement » peut être demandée à la CSD pour qu'un élève puisse prendre l'autobus, si des places sont disponibles et que le parcours n'a pas à être modifié. Cette mesure coûte 90 $ par année. Au départ, Mme Dionne était prête à choisir cette option. Jusqu'à ce qu'elle apprenne que dans un tel cas, sa fille ne pourrait pas profiter du tarif de 125 $ réservé aux élèves transportés pour la surveillance du midi. Léa devrait plutôt se rendre au service de garde, où une fréquentation le midi seulement est considérée « sporadique » et coûte 5 $ par période. Au bout de 180 jours d'école, cela représente 900 $ par année.

Le président de la CSD, Julien Croteau, confirme que les parents de Léa doivent se rabattre sur cette option à 5 $ par jour, et ce même si la fillette adhère à l'accommodement pour le transport scolaire. « Les frais de surveillance du midi [à 125 $ par année] s'adressent à des clients qui doivent être transportés, qui sont une clientèle captive et qui ne restent pas à l'école par choix sur l'heure du dîner, explique-t-il. [...] Ce que l'école a appliqué respecte les politiques en place. »

Plus de détails dans l'édition du 19 septembre ou sur ledroitsurmonordi.ca

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