Bilan positif malgré la douche froide

Point de boîtes à savon à toute vitesse... (Martin Roy, LeDroit)

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Point de boîtes à savon à toute vitesse sur la rue Main samedi: la vieille artère ressemblait davantage à une cascade qu'à une piste de course

Martin Roy, LeDroit

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Malgré la douche froide que leur a réservée Dame Nature samedi, plusieurs organisateurs de festivals ont tout de même salué un bilan positif, dimanche.

«Aujourd'hui, ça a été un franc succès», lance au bout du fil le responsable principal de la Fête d'antan, Richard M.Bégin. L'organisateur a d'ailleurs pu compter sur la générosité de certains artistes dont les performances étaient prévues samedi, qui, contre toute attente, se sont déplacés dimanche.

«C'est très apprécié, dit-il, ajoutant que cela était aussi inespéré. S'il n'y avait pas eu de pluie diluvienne, ç'aurait été une année record.»

Samedi, des dizaines de bénévoles étaient prêts à accueillir les foules au petit matin. Des exposants, des artisans, et des animateurs étaient gonflés à bloc. C'était avant que la température n'en décide autrement, et que tout le monde rentre chez soi.

Vers 9h30, il a fallu se rendre à l'évidence: aucune trace de rayon de soleil en vue et des nuages qui mouillent tout sur leur passage.

«On a frappé la pire journée de l'été», se désole M.Bégin. Au passage du Droit en début d'après-midi sur le site de l'auberge Symmes, dans le secteur Aylmer, il n'y avait que des chaises trempées, des tables ruisselantes et des tentes humides.

Le grand défenseur du patrimoine bâti de la Ville de Gatineau souhaite que cette situation «hors de leur contrôle» permette de mettre en lumière une «lacune» du secteur Aylmer: l'absence d'un centre multifonctionnel pour «desservir la communauté». «Ça nous donnerait un plan B», soutient M.Bégin, regrettant que l'idée de construire un tel centre avec les ruines de l'Église Saint-Paul semble avoir été abandonnée.

Une course à l'eau

La scène était semblable à l'autre bout de la ville, samedi, sur la côte de la rue Main, dans le secteur Gatineau.

Point de boîtes à savon qui déferlent sur la vieille artère à toute vitesse, de jeux gonflables sur lesquels résonnent les rires enjoués des enfants qui batifolent, ni de descripteur de courses exubérant et trépignant. La rue Main ressemblait davantage à une cascade qu'à une piste de course.

Devant l'inéluctable, le directeur général du festival Courses en folie, Jean-Christophe Régnier, a cherché à se réjouir. «C'est la première année que ça nous arrive en neuf ans, dit-il. Ça nous a permis de tester nos mesures d'urgence.»

La température clémente d'hier a tout de même permis à M.Régnier de sauver la mise. Plusieurs centaines de personnes se sont déplacées sur les berges du lac Beauchamp pour la course des tacots d'eau, sorte d'embarcation nautique écologique.

Pour sa 10e édition, Courses en folie réservera des surprises, dont l'une que M.Régnier a bien voulu partager.

«Il y aura probablement beaucoup de nouveau pour l'année prochaine, confie-t-il. Nous sommes en conversation avec les organisateurs de Merveilles de sables.»

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