Les travaux de 14 millions de dollars pour convertir le bâtiment centenaire en édifice à bureaux tirent à leur fin. D'ici quelques semaines, l'hôtel de brique rouge, à l'architecture caractéristique, sera en mesure d'accueillir ses premiers locataires depuis longtemps.
L'homme d'affaires Nader Dormani soutient qu'il a misé gros en faisant l'acquisition de l'édifice désaffecté en 2004, puis en entreprenant des travaux majeurs de rénovation sans avoir la garantie préalable que des locataires allaient s'y installer.
« Il n'y a pas un autre homme d'affaires qui aurait fait ce projet-là pour ce prix-là. On a pris de gros risques et ce n'était pas pour des raisons économiques qu'on l'a fait. Pour moi, c'était un défi personnel. Je voulais faire ce projet et prouver à la Ville de Gatineau qu'on avait de bonnes intentions », dit-il.
Par rapport au bâtiment original, le Chez Henri aura presque triplé de superficie au terme des travaux, passant de 24 000 à 60 000 pieds carrés. La structure a été refaite en béton et renforcée au moyen de piliers d'acier. Résultat : l'édifice est aussi solide qu'un bunker, assure M. Dormani, et surpasse les normes fédérales.
À l'intérieur, le hall d'entrée est presque complété, a constaté LeDroit lors d'une visite effectuée plus tôt cette semaine. Du toit, un puits de lumière illumine tout l'espace. Il reste encore à installer une fontaine. Un ascenseur vitré, avec effet de bulles d'air et de lumière, donnera l'impression aux gens de sortir de l'eau, raconte M. Dormani.
Aux étages, les espaces sont vides. Avant de terminer les plafonds et de peindre les murs, M. Dormani attendra de connaître les besoins des futurs locataires. Un cabinet d'avocats et des entreprises de haute technologie ont visité les lieux. « On ne veut pas louer cette bâtisse à n'importe qui, mais à des organismes ou des entreprises de prestige, qui ont un lien avec l'art et la culture », dit-il.
Un bâtiment vert
Le nouveau Chez Henri sera un bâtiment vert. Au sous-sol, un système de chauffage sophistiqué doit générer des économies importantes. Un autre système permet de récupérer l'eau de pluie afin d'alimenter les toilettes. « D'après nos ingénieurs, l'édifice est en mesure d'obtenir une certification LEED Or », soutient M. Dormani.
Au dernier étage, une grande baie vitrée, qui fait le tour du bâtiment, permet d'admirer le panorama sur le centre-ville de Gatineau. Une visite sur le balcon permet de constater que des éléments du toit et de la maçonnerie originale ont été récupérés. Certains des murs intérieurs ont été faits avec des pierres du bâtiment original. « On a récupéré tout ce qu'on a pu récupérer », assure M. Dormani.
Les citoyens seront invités à visiter le Chez Henri d'ici quelques semaines. « On va organiser des portes ouvertes et les gens pourront nous faire des suggestions », dit M. Dormani.
Plus de détails dans LeDroit du 1er août ou sur ledroitsurmonordi.ca