Sitôt rappelé à l'ordre par le commissaire, sitôt inscrit

Charles Masse au registre des lobbyistes

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Charles Masse dit ne pas avoir agi de... (ÉTIENNE RANGER, Archives, LeDroit)

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Charles Masse dit ne pas avoir agi de mauvaise foi en ne s'inscrivant pas au registre, et ne veut surtout pas laisser traîner les choses.

ÉTIENNE RANGER, Archives, LeDroit

Patrick Duquette
Le Droit

Sitôt rappelé à l'ordre par le commissaire au lobbyisme du Québec, le Groupe Heafey s'est inscrit au registre des lobbyistes.

Le vice-président au développement et aux opérations de Heafey, Charles Masse, a entamé des démarches en ce sens hier auprès du bureau du registre, à Québec.

M. Masse a aussi demandé une rencontre dans les plus brefs délais avec le commissaire, François Casgrain, afin de lui exposer sa version des faits.

L'homme d'affaires soutient qu'il n'a jamais agi de mauvaise foi en négligeant de s'inscrire au registre, et ne veut pas laisser traîner les choses.

« D'aucune façon, je n'ai cru que j'avais besoin, en tant que promoteur et actionnaire d'un projet, d'être inscrit comme lobbyiste », a-t-il affirmé hier.

Au cours des derniers mois, M. Masse a rencontré le maire Marc Bureau, des élus et des hauts fonctionnaires gatinois.

Le groupe Heafey tente de les convaincre d'inclure la future bibliothèque centrale dans un complexe résidentiel et commercial de 300 millions $ qu'il veut construire au centre-ville.

Mais au Québec, quiconque tente d'influencer les décisions d'un élu ou du personnel d'une municipalité doit obligatoirement s'inscrire au registre des lobbyistes.

Une loi mal connue

M. Masse dit qu'il ignorait que cette loi, en vigueur depuis 2002, s'applique aux municipalités. Il n'est d'ailleurs pas le seul, seulement deux lobbyistes étant inscrit au registre pour tout le territoire de Gatineau.

« J'ai toujours cru, moi, que le lobbyiste agissait pour une tierce partie et que c'était surtout dans le cas des multinationales qui obtenaient des contrats de pétrole, d'infrastructures, d'ingénieur ou autre de la municipalité. Comme promoteur de Gatineau, comme v.-p. du développement au Groupe Heafey, je n'ai jamais cru que je devais m'inscrire. D'ailleurs, si j'en avais entendu parler... Ça ne me donnait aucun désavantage de m'inscrire », dit-il.

Plus de détails dans LeDroit du 27 juillet ou sur ledroitsurmonordi.ca

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