Les débris d'amiante sur la rue Hanson continuent d'inquiéter

Les débris de l'entrepôt, qui contiennent de l'amiante,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Les débris de l'entrepôt, qui contiennent de l'amiante, reposent tout près d'un complexe de plus d'une centaine de logements.

Patrick Woodbury, LeDroit

Patrick Duquette
Le Droit

Malgré les propos rassurants des autorités, la présence d'amiante dans les débris d'un entrepôt municipal à Gatineau continue de susciter des craintes.

Le candidat de Québec solidaire dans Hull, Bill Clennett, remet en question les conclusions des experts de la Ville de Gatineau et de la Direction de la santé publique de l'Outaouais. Ceux-ci jugent que les ruines de l'entrepôt sont sans danger pour la population et qu'ils peuvent demeurer en l'état d'ici à l'opération de nettoyage qui doit débuter le 6août prochain.

Mais après avoir consulté des experts nord-américains dans le domaine de l'amiante, M.Clennett n'en est pas si sûr. Au contraire, il redoute que de la fibre d'amiante, une substance reconnue comme cancérigène, puisse s'échapper des ruines et contaminer les environs. Les débris de l'entrepôt reposent tout près d'un complexe de plus d'une centaine de logements sur la rue Hanson.

«À l'oeil nu, il ne fait pas de doute que les débris des panneaux de fibrociment et de crépi-ciment ont été émiettés, pulvérisés et partiellement réduits en poudre lors de la démolition de l'immeuble en février dernier [...] Or la présence de matériau friable avec de l'amiante peut représenter un danger pour la santé», déplore M.Clennett dans une lettre qu'il a fait parvenir au Droit.

Une situation «troublante»

Alertée par M.Clennett, la militante écologiste Kathleen Ruff reproche aux autorités de manquer de vigilance. «Je trouve que c'est pas mal troublant. S'il y avait une situation pareille dans une école au Québec, tout de suite on agirait. Je crois aussi que si un politicien important vivait près de là, on ne serait pas aussi indifférent», confie MmeRuff, qui a reçu l'année dernière un prix de l'Association canadienne de la santé publique pour son combat contre l'industrie de l'amiante.

MmeRuff a soumis le cas de l'entrepôt de la rue Hanson à Andy Oberta, un consultant du Texas spécialisé dans les mesures de sécurité liées à l'amiante. Lui aussi se pose des questions. «Je vois un risque pour les résidents en cas de perturbation des débris, en raison de la proximité des ruines avec les édifices à logements», indique M.Oberta dans un courriel dont LeDroit a obtenu copie.

Plus de détails dans LeDroit du 25 juillet ou sur ledroitsurmonordi.ca

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