Les résidents du secteur ont émis des craintes relatives à leur santé après avoir appris que la structure du bâtiment contenait de l'amiante. Peu de temps après l'effondrement, la Ville de Gatineau avait fait détruire ce qui restait du bâtiment, puisque la structure était trop instable.
C'est la firme EXP qui a été mandatée par les autorités municipales pour réaliser l'analyse des matériaux contenus dans les débris, préparer les devis et effectuer le suivi des travaux. La Direction de santé publique de l'Outaouais (DSPO) a aussi été impliquée dans le processus ayant déterminé que les débris sont composés « de panneaux de fibro-ciment et de crépi-ciment, deux matériaux non friables, peu sujets à relâcher des fibres d'amiante dans l'environnement », indique-t-on au service des communications de la Ville.
Louis-Marie Poissant, conseiller en santé et en environnement à la DSPO, ne s'inquiète pas de la présence de ces débris sur la rue Hanson. « Avec l'amiante, il y a toujours un risque, mais en ce qui me concerne, [dans ce cas-ci] c'est vraiment négligeable, a-t-il indiqué. [...] Est-ce qu'il y a un peu de fibre d'amiante qui s'en va dans l'air ? Oui, un peu, mais les fibres sont prévues pour se défaire le moins possible. [...] En santé publique, j'ai le réflexe de toujours imaginer le pire scénario possible. Si ça avait été de l'amiante floqué, ça aurait été un gros problème, mais j'ai été rassuré quand j'ai su que c'était ces matériaux-là. »
La municipalité a octroyé, il y a peu de temps, un contrat pour l'enlèvement des débris sur la rue Hanson. Les travaux doivent débuter vers le 6 août et durer environ un mois.
Dispositifs lors des travaux
Plusieurs dispositifs seront mis en place : une clôture de six pieds et une toile de plastique orange délimiteront la zone de travail, les matériaux devront être mouillés adéquatement pendant toute la durée des travaux « afin d'éviter la formation de nuages de poussière », les débris devront être déposés dans un conteneur ayant préalablement été recouvert d'un polyéthylène orange indéchirable, et ils seront ensuite transportés vers « un site d'enfouissement autorisé », a indiqué la Ville.
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