Dans les décombres de l'entrepôt municipal de la rue Hanson, dans le secteur Hull

De l'amiante laissé à l'air libre

Mis au fait de la présence d'amiante dans... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Mis au fait de la présence d'amiante dans les décombres de l'ancien entrepôt, plusieurs résidents de la rue Hanson s'inquiètent pour leur santé. «Le vent pousse la poussière partout. C'est de l'amiante, pas de la poussière normale !» s'insurge un citoyen qui préfère garder l'anonymat.

Patrick Woodbury, LeDroit

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La controverse de l'amiante
La controverse de l'amiante

Consultez notre dossier complet sur l'industrie de l'amiante et les controverses qu'elle soulève. »

La Ville de Gatineau laisse à découvert depuis des mois, à quelques mètres de résidences pour aînés, un amas de débris tout en sachant qu'il contient de l'amiante, un matériau reconnu mondialement comme étant cancérigène.

Ces décombres sont ceux de l'ancien entrepôt municipal de la rue Hanson, dans le secteur Hull, qui s'est effondré en février dernier. Par mesure de sécurité, la Ville a fait détruire ce qui restait du bâtiment dans les heures qui ont suivi l'incident, sans toutefois savoir à l'époque qu'il contenait de l'amiante. Cinq mois plus tard, les débris n'ont toujours pas été ramassés.

Mis au fait de la présence d'amiante dans les décombres, plusieurs résidents, dont certains habitent à seulement quelques mètres de là, s'inquiètent grandement pour leur santé. De nombreuses personnes âgées résident dans des habitations de l'Office municipal d'habitation de Gatineau à proximité des débris. Avec le temps très sec des dernières semaines, certains n'osent plus ouvrir leurs fenêtres lorsque le vent souffle dans leur direction, de peur de laisser entrer de la poussière d'amiante dans leur demeure.

« Je suis inquiet pour ma santé et celle des autres, lance un citoyen préférant garder l'anonymat. La Ville n'a même pas pris la peine de couvrir l'amas de débris comme les normes l'exigent. Le vent pousse la poussière partout. C'est de l'amiante, pas de la poussière normale ! La Ville n'a pris aucune précaution quand elle a détruit le bâtiment. Il devait y avoir beaucoup d'amiante dans le nuage de poussière que cela a provoqué quand ils ont jeté tout ça à terre. Je songe à aller voir mon médecin. Je m'inquiète. Il y a des dizaines de personnes qui marchent à proximité de ces débris chaque jour. Pourquoi la Ville n'a rien fait pour protéger les gens contre l'amiante ? »

Rien à craindre, dit Laferrière

La conseillère du quartier, Denise Laferrière, est d'avis que les citoyens n'ont rien à craindre. « Oui, les débris sont à proximité d'habitation pour aînés, mais si on ne bouge pas les décombres, il n'y a pas de problème, soutient-elle. Il est possible que le vent ait poussé un peu de particule d'amiante dans les airs, mais c'est minime. »

Le Service des communications de la Ville de Gatineau affirme que ce n'est que dernièrement, lors de la préparation de l'appel d'offres pour l'enlèvement des débris, que la présence d'amiante dans les décombres a été confirmée. « La nature de l'amiante présente n'a pas d'impact sur le voisinage », soutient la Ville de Gatineau.

Si ce n'est pas dangereux pour les résidents de l'endroit, ce le sera de toute évidence pour les travailleurs chargés de retirer les débris. Les normes les plus strictes devront être respectées pour « protéger la santé des travailleurs », précise la Ville. La composition des débris est aussi suffisamment dangereuse pour que des règles très strictes quant à l'enfouissement soient exigées par ministère de l'Environnement du Québec.

Plus de détails dans LeDroit du 10 juillet 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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