Coup sur coup cette semaine, on a vu deux exemples de cette nouvelle tendance. Hier, les Habitations de l'Outaouais métropolitain (HOM) ont annoncé l'achat de six immeubles privés au coût de 4,6 millions de dollars. Baptisé projet Viger-Gréber, il ajoute 48 logements communautaires dans les secteurs Hull et Gatineau. Lundi, c'était les OEuvres Isidore-Ostiguy qui claironnaient l'achat de deux bâtiments ajoutant 10 logis abordables dans le secteur Hull.
Le gouvernement du Québec contribue généreusement au projet des HOM avec une subvention de 2,3 millions$. Pour le député de Chapleau, Marc Carrière, cette nouvelle façon de faire comporte plusieurs avantages. En achetant des bâtiments existants, les promoteurs s'évitent la recherche d'un terrain, la préparation de plans et devis et la construction d'un bâtiment neuf. «Les logements communautaires deviennent donc disponibles plus rapidement. Et il y a même un programme de soutien au logement qui est applicable immédiatement, s'il y a lieu», avance-t-il.
Salué par les élus
La Ville de Gatineau, qui contribue 550000$ au projet des HOM, perçoit aussi plusieurs avantages à cibler des bâtiments existants. Il devient ainsi possible de créer des logements sociaux là où aucun terrain n'est disponible. On peut ainsi mieux les répartir sur le territoire et éviter la création de ghettos. «Donc, ça nous ouvre la possibilité d'offrir à la grandeur de notre territoire du logement abordable pour tout le monde», résume la conseillère Sylvie Goneau, présidente de la commission de l'habitation.
La députée de Hull, Maryse Gaudreault, abonde dans le même sens. Sa circonscription compte plusieurs poches de pauvreté, mais aucun terrain n'est disponible pour du logement abordable. C'est dans ce contexte qu'elle salue le travail des HMO. «Ces gens-là avancent de nouvelles façons de répondre aux besoins de leur communauté, dit-elle. Il y a des poches de pauvreté et c'est vraiment dans ces endroits-là qu'on fait des acquisitions de logements privés pour les convertir en logements sociaux.»
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