Affaire classée pour Alain Riel

Stefan Psenak reste sur la défensive

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«La seule chose qui va clore le dossier,... (Etienne Ranger, LeDroit)

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«La seule chose qui va clore le dossier, dit Stefan?Psenak, c'est quand M.?Riel va changer de comportement.»

Etienne Ranger, LeDroit

Patrick Duquette
Le Droit

La poussière était un peu retombée, hier, au conseil municipal de Gatineau, au lendemain de la virulente prise de bec entre les conseillers Alain Riel et Stefan Psenak.

Alors que le dossier est clos pour M.?Riel, M.?Psenak reste sur la défensive, lui qui se dit victime depuis plusieurs semaines d'attaques personnelles de la part de son collègue, aussi bien autour de la table du conseil que par courriel.

«La seule chose qui va clore le dossier, dit M.?Psenak, c'est quand M.?Riel va changer de comportement. Ça fait des semaines que ça dure, il faut que ça arrête. La table du conseil est mon lieu de travail, et j'ai le droit d'aller travailler dans un climat sain.»

Les esprits des deux politiciens se sont échauffés à la table du conseil mardi après-midi. «Crisse de cave. On va te démolir», aurait chuchoté M.?Riel à l'intention de M.?Psenak. L'altercation s'est poursuivie hors des murs de la salle. M.?Riel est allé jusqu'à se presser physiquement contre M.?Psenak, une scène captée par une caméra de télévision. «C'est ça que tu faisais, à l'école? T'intimidais le monde?» lui a alors lancé M.?Psenak devant des journalistes médusés.

M.?Riel, qui s'est excusé tout de suite après les événements auprès de M.?Psenak et de ses collègues du conseil municipal, n'avait rien à ajouter hier. Il estime que l'affaire est classée. «Je me suis excusé par rapport à ces propos-là, alors pour moi, le dossier est clos. On a des échanges parfois musclés et mes paroles ont dépassé ma pensée. J'ai tourné la page et j'espère que M.?Psenak fera la même chose», a-t-il dit. Il affirme en outre que M.?Psenak, qui est comme lui un conseiller du secteur Aylmer, demeure un ami.

Appel au calme

Après l'altercation, le maire Marc Bureau dit avoir lancé un appel au calme aux membres du conseil municipal. Il les a invités à travailler dans le respect mutuel malgré leurs divergences de point de vue. «C'est un événement que je juge très malheureux et j'espère qu'on n'aura pas à revivre cela souvent», a-t-il dit. M.?Bureau n'est toutefois pas intervenu personnellement auprès de M.?Riel, un membre de sa garde rapprochée.

Plus de détails dans LeDroit du 10 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

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