Sondage LeDroit/CKOI 104,7 Segma Recherche

Bureau toujours le favori des Gatinois

Selon le sondeur Raynald Harvey, le maire Marc... (Étienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Selon le sondeur Raynald Harvey, le maire Marc Bureau réussit à se maintenir au pouvoir faute d'un adversaire-vedette capable de le déloger. Il profiterait aussi d'une relative indifférence face à la politique municipale.

Étienne Ranger, LeDroit

Patrick Duquette
Le Droit

La satisfaction à l'égard du maire de Gatineau, Marc Bureau, passe sous la barre des 50 % pour la première fois depuis sa victoire surprise contre Yves Ducharme en 2005.

Malgré une popularité en déclin, le maire Bureau demeure le favori pour l'emporter dans une course à plusieurs candidats, révèle un sondage LeDroit/CKOI 104,7 réalisé par Segma Recherche.

La controverse entourant l'interminable saga du centre Robert-Guertin a fini par entacher la cote de popularité du maire. Après avoir atteint un sommet de 70 % en octobre 2007, le taux de satisfaction à son égard a amorcé une lente glissade. Il ne se situait plus qu'à 49 % au début du mois d'avril. « Ça confirme les inquiétudes soulevées par les sondages précédents sur les chances de réélection du maire Bureau. Le parallèle que je pourrais faire, c'est avec son prédécesseur, Yves Ducharme, qui avait été diagnostiqué à 48 % de taux de satisfaction peu avant sa défaite surprise de 2005 », signale le président de Segma Recherche, Raynald Harvey.

Le maire Bureau demeure toutefois assez solide pour résister à un scrutin mettant aux prises cinq candidats potentiels à la mairie. Avec 43 % des suffrages, Marc Bureau aurait profité de la division du vote pour remporter une nouvelle fois ses élections si un scrutin avait eu lieu au début du mois. L'actuel ministre régional Norm MacMillan recueille le plus d'appuis parmi les candidats possibles à la mairie avec 15,2 % des voix. Le conseiller municipal Maxime Pedneaud-Jobin suit avec 13 %, au coude à coude avec le candidat défait de 2009, Tony Cannavino, à 12,9 %. Le dauphin présumé du maire, Alain Riel, et le conseiller Stefan Psenak ferment la marche avec chacun moins de 8 % des intentions de vote.

L'« énigme Bureau »

Pour le sondeur Raynald Harvey, les résultats du sondage illustrent une nouvelle fois l'« énigme Bureau ». Antipoliticien par excellence, le maire réussit à se maintenir au pouvoir faute d'un adversaire-vedette capable de le déloger. Il profiterait aussi d'une relative indifférence de la population face à la politique municipale. « Marc Bureau reste le choix par défaut du public, analyse M. Harvey. À moins que son taux de satisfaction ne continue à baisser, ça va prendre une grosse pointure pour réussir à le battre. »

Plus de détails dans l'édition du 11 avril ou sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer