Alain Riel est clair. « Gatineau ne servira pas de banc d'essai, ce qu'on va avoir ici aura fait ses preuves ailleurs, dans un même climat, avec une population autour et avec une feuille de route pour rassurer tout le monde. »
En entrevue avec LeDroit, le chef du service des matières résiduelles au ministère de l'Environnement du Québec, Alain Lavoie, atteste que les seules technologies actuellement reconnues au Québec pour le traitement des déchets ultimes sont l'incinération et l'enfouissement.
Cela n'empêche toutefois pas la Ville de Gatineau de choisir une autre technologie qui permettrait une valorisation énergétique de ses déchets comme la production d'électricité.
M. Lavoie explique que comme tout projet de ce type, la technologie sur laquelle Gatineau arrêtera son choix devra passer par le processus d'autorisation environnementale. « Ultimement, c'est le conseil des ministres qui donne son aval par décret au projet », ajoute-t-il.
Il est pour l'instant prématuré de dire combien de temps prendra l'évaluation environnementale du projet retenu par Gatineau. Il semble toutefois déjà acquis que le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) sera partie prenante du processus.
« C'est un processus lourd et long, précise la porte-parole du ministère de l'environnement, Sophie Roy. Si Gatineau veut en plus valoriser ses déchets en production d'énergie, d'autres ministères devront prendre part aux évaluations. En ce sens l'échéancier de 2015 est peut-être un peu ambitieux. »
Toutes nos nouvelles sur ledroitsurmonordi.ca