C'est le deuxième restaurant à fermer ses portes en l'espace de quelques semaines près du chantier de la Société de transport de l'Outaouais (STO), sur le boulevard Gréber. Récemment, les propriétaires du restaurant Du Barry ont aussi mis les clés sous la porte.
Au moment de déposer son dossier au Bureau du surintendant des faillites du Canada, le propriétaire du Marcus, Marc Steele, faisait face à des dettes de plus d'un demi-million de dollars.
Ses problèmes financiers ne datent toutefois pas d'hier, selon les documents consultés par LeDroit au palais du justice de Gatineau.
Le bail de 10 ans signé le 1er septembre 2005, qui liait Marc Steele au propriétaire du 325, boulevard Gréber, a été résilié en août 2010. Le restaurateur a poursuivi ses opérations en s'acquittant d'un loyer d'occupation mensuel.
Les paiements ont cessé en juin 2011. En septembre, le propriétaire de l'édifice réclamait plus de 320 000 $ en loyers impayés et autres frais administratifs à Marc Steele.
La cour a accordé un premier délai au propriétaire du Marcus, après qu'il ait déposé un avis d'intention de faire une proposition concordataire. Ce recours est utilisé par les entreprises en difficultés financières pour tenter de régler leurs dettes envers leurs créanciers sans déclarer faillite.
Le Rapibus pointé du doigt
Dans les documents déposés en cour, on peut lire que les travaux de construction du Rapibus « sont la principale cause des échecs financiers de l'entreprise ».
La STO a indemnisé les commerçants du Village Gréber, avant le début des travaux à l'automne 2010. À l'exception du Pizza Hut, qui le jugeait insatisfaisant, aucun commerçant n'a contesté ce montant.
Le restaurant Chez Marcus n'aurait manifesté son désaccord à la STO qu'au moment de renouveler les indemnisations, en novembre dernier, en raison du prolongement des travaux jusqu'au mois de juin.
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