À l'autre bout du fil, Abbes Djari, le propriétaire du restaurant Tutti Frutti, est catégorique. Le Village Gréber a été fortement secoué par le chantier du futur Rapibus.
Et n'allez pas lui parler des indemnités provisionnelles versées par la Société de transport de l'Outaouais (STO).
« J'ai reçu un petit chèque de 4000 $ au début. Puis, j'ai contesté le deuxième montant qui m'a été offert en novembre, lorsqu'on a appris que les travaux seraient prolongés. La cour a reconnu les dégâts en m'accordant 12 000 $. Mais tout sera revu en juin, car j'ai subi entre 380 000 $ et 500 000 $ de pertes », poursuit l'homme d'affaires.
M. Djari n'est pas surpris des récentes faillites dans le voisinage. Il tente de tenir le coup, mais s'est vu dans l'obligation de contacter un syndic de faillites, récemment.
La majorité des commerçants du 325 boulevard Gréber que LeDroit a rencontrés en ont ras le bol des travaux entourant le Rapibus.
« J'ai subi des pertes de plusieurs dizaines de milliers de dollars. Les gens ne savent même pas que mon commerce existe en raison des travaux », indique pour sa part la propriétaire du Centre de party Cody, Leslie Armvert.
Elle donne l'exemple de l'Halloween pour démontrer l'ampleur de ses pertes. En 2010, son chiffre d'affaires avait oscillé entre 80 000 $ et 120 000 $ pour cette fête costumée. Un an plus tard, il a été réduit à 40 000 $. « On a souffert énormément », dit-elle.
Les indemnités versées par la STO n'ont été octroyées qu'aux commerces pour lesquels une servitude temporaire de construction était requise. « Aucune indemnité n'est versée lorsque les travaux se déroulent dans l'emprise publique pour quelque raison que ce soit », explique la porte-parole de la STO, Céline Gauthier.
Plus de détails dans l'édition du Droit du 15 février ou sur ledroitsurmonordi.ca