Disparues, ces surfaces de patinage amateures ? Pas tout à fait. Même que, avec la réduction du nombre de glaces extérieures gérées par les villes de Gatineau et d'Ottawa, ces dernières années, de plus en plus de familles se tournent vers cette option, histoire de permettre aux enfants de faire le plein d'air frais... et dépenser un peu d'énergie.
« Dans mon équipe de hockey, on est au moins cinq pères à sortir le boyau dès les premiers froids », assure Philippe Larocque, qui entretient depuis quelques années une patinoire pour Jacob, Kamille et leurs amis.
« On dit souvent que les jeunes ne sortent plus. Mes enfants passent souvent quatre ou cinq heures dehors les fins de semaines, à patiner avec leurs amis », explique le père aylmerois, tandis qu'à l'arrière-plan Kamille, Jacob et leurs copains tirent au but, comptent, s'exclament.
« Ça fait sortir les jeunes, mais les parents aussi, renchérit Pierre Lepage. C'est un plaisir que de partager du bon temps avec nos enfants, comme ça. Ma patinoire, c'est un peu leur cadeau de Noël, tous les jours de l'hiver. »
La patinoire du quartier ? Les résidants de la rue de M. Larocque ne la fréquentent à peu près plus, dit-il. Parce qu'elle est encore fermée, des semaines après l'ouverture de celle de papa, mais aussi parce qu'elle est moins bien entretenue.
En 2006, la Ville de Gatineau a transféré au secteur privé la gestion des patinoires extérieures, des groupes communautaires s'en étant occupés jusque-là. Depuis, le nombre de patinoire a été réduit de 81 à 62, sur l'ensemble du territoire de la ville.
À Ottawa, ce sont toujours des associations de quartier qui s'attellent à la tâche. Mais là aussi, par souci financier, on a réduit le nombre de patinoires extérieures.
Chacun a sa technique de préparation de l'aire de glace, semble-t-il. Des sites comme BackYardRink.net proposent de nombreuses méthodes pour assurer une surface lisse et durable, quel que soit l'espace prévu.
M. Larocque a d'abord délimité une surface à l'aide de poutres de bois, puis a recouvert sa pelouse d'une bâche, avant de l'arroser abondamment.
Pierre Lepage s'est contenté de recouvrir l'aire délimitée de neige bien tassée, avant d'arroser. « C'est essentiel d'avoir quelque chose pour encadrer l'espace, sans quoi la glace est inégale », précise le père de Laurence et Vincent.
En terminant, la Commission de la capitale nationale rappelle que la patinoire du canal Rideau n'est pas encore accessible aux patineurs. Malgré les basses températures, la glace du canal Rideau n'est pas encore assez épaisse pour supporter le poids des patineurs. La patinoire du canal ouvre habituellement à la première semaine de janvier.