Cinq fois plus de cas de gonorrhée et deux fois plus de cas de chlamydia en Outaouais

Santé publique déclare la guerre aux ITS

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Selon la Direction de la santé publique, l'augmentation du nombre de cas est due à un relâchement des habitudes de protection contre les ITS.

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La Direction de la santé publique de l'Outaouais a lancé, hier, un cri d'alarme face à la recrudescence du nombre de cas d'infections transmises sexuellement (ITS) dans la région.

La directrice de la santé publique, la Dre Hélène Dupont, a dévoilé un rapport alarmant à ce sujet.

Selon les données recueillies, le nombre de cas de chlamydia a doublé depuis 10 ans dans la région, alors que le nombre de cas de gonorrhée a quintuplé. La tendance est observée dans l'ensemble du Québec. L'Outaouais arrive au quatrième rang pour le taux d'incidence de la chlamydia.

De plus, on remarque que les jeunes de 15 à 24 ans représentent 72 % de tous les cas de chlamydia et 50 % des cas de gonorrhée. Les femmes sont plus touchées que les hommes, alors que c'était l'inverse avant 2004.

Ces deux maladies peuvent causer l'infertilité, les grossesses extra-utérines et elles peuvent affecter la santé des nouveau-nés.

Les hommes homosexuels sont aussi très touchés, car ils représentent 90 % des cas de syphilis et 60 % des cas du VIH.

Les statistiques dévoilées hier ne représentent que la pointe de l'iceberg, parce que la majorité des personnes atteintes ne ressentent aucun symptôme et peuvent donc continuer à les propager, sans le savoir.

En ce qui a trait à l'hépatite C, le rapport révèle qu'une personne sur deux qui utilise des drogues injectables en est atteinte.

Par contre, l'hépatite B est en forte régression grâce au programme de vaccination universelle des élèves de la 4e année du primaire.

Port du condom

Selon Mme Dupont, l'augmentation du nombre de cas est due à un relâchement des habitudes de protection contre les ITS.

« Le port du condom lors de relations sexuelles est le meilleur moyen de les prévenir. Pour ce qui est des utilisateurs de drogues injectables, ils doivent utiliser des seringues stériles et éviter de les partager. L'éducation à la sexualité est une mesure très importante et il faut aussi rejoindre les personnes les plus à risque afin de faire le dépistage de ces maladies », a déclaré Mme Dupont, en rappelant que l'éducation sexuelle a pratiquement disparu du programme scolaire depuis quelques années.

La Directrice de la santé publique a rappelé que le condom était très utilisé durant les années 1980, au moment où le SIDA venait d'apparaître et faisait des ravages.

Mais, graduellement, la vigilance a diminué et les jeunes sont de moins en moins conscients de l'importance du port du condom.

La Direction de la santé publique compte donc lancer une campagne de sensibilisation, de traitement et de dépistage de ces maladies.

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