La récolte arrive plus tôt cette année

Déjà le temps de cueillir ses pommes

« On venait quand on était petits avec... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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« On venait quand on était petits avec l'école. C'était la première sortie scolaire de l'année et j'aimais ça, choisir moi-même les fruits que je voulais manger », raconte Catherine Rancourt, aujourd'hui âgée de 18 ans et toujours adepte de la cueillette dans les vergers.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Philippe Orfali
Le Droit

L'été particulièrement chaud qu'a connu la région a des répercussions inattendues : la saison des pommes bat son plein à l'heure actuelle, alors qu'elle ne débute généralement qu'à la mi-septembre.

Depuis plus de deux semaines déjà, Paul Henrie voit les pommes s'accumuler au pied des pommiers de son verger, à Orléans. Si la météo plus automnale des derniers jours a mené de nombreuses familles à faire le plein du fruit rouge, les dernières semaines ont été plutôt difficiles pour les affaires.

« Qui a envie de venir cueillir des pommes quand il fait 30 °C dehors ? Personne. Les gens pensent à aller à la plage, pas à venir nous voir », explique M. Henrie, dont la famille est propriétaire de la Ferme d'Orléans depuis près de quatre décennies.

L'entreprise du boulevard Saint-Joseph a dû avoir recours à des cueilleurs supplémentaires afin de ne pas perdre sa récolte de pommes Lobo, notamment.

Le vent a finalement tourné ce week-end. « C'est comme automatique, les gens voient septembre arriver et ils pensent au temps des pommes », dit le cultivateur.

Deux semaines plus tôt

La copropriétaire du verger Croque-Pomme de Thurso, Julie Grimard, abonde dans le même sens. La récolte arrive avec deux semaines d'avance, si pas plus. « C'est anormal que l'on vende déjà des pommes McIntosh, mais elles sont déjà mûres et croquantes. C'était difficile de convaincre les gens de venir nous voir au mois d'août, mais maintenant que l'école recommence, les gens pensent à venir chez nous. »

Dans les deux vergers, on s'est assuré de faire passer le message aux groupes scolaires ainsi qu'aux garderies, qui viennent généralement à la fin du mois de septembre. Car des pommes, il n'en restera plus dans les arbres d'ici trois ou quatre semaines, dit Mme Grimard.

Souvenirs d'enfance

Qu'on soit au début ou à la fin du mois de septembre, cela importe bien peu pour Aline Lauzon, une grand-maman d'Orléans venue cueillir des pommes au verger du coin avec ses deux petites-filles, samedi. « J'y ai amené mes enfants quand ils étaient petits, et maintenant ce sont mes petites-filles qui m'accompagnent. Pour moi, ça fait partie de l'automne, et ça nous permet de prendre l'air tout en faisant le plein de fruits frais », raconte la grand-mère, qui se rend chaque année depuis plus de 30 ans au verger d'Orléans.

« Ce sont de beaux moments passés ensembles », ajoute Mme Lauzon.

Catherine Rancourt de Navan a aujourd'hui 18 ans, et se souvient précisément des moments qu'elle a passé, plus jeune, au verger d'Orléans. « On venait quand on était petits avec l'école. C'était la première sortie scolaire de l'année et j'aimais ça, choisir moi-même les fruits que je voulais manger. »

Aujourd'hui, c'est elle qui conduit quand ses amies et elles vont se chercher des pommes. « Elles sont toujours aussi bonnes. Et les moments passés ensembles sont toujours aussi bons. »

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