Le CPJ disparaît

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Paulette Lalande, présidente de la Conférence régionale des élus de l'Outaouais

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

L'influence croissante et le rôle de plus en plus important joué par les tables jeunesse de tout le Québec ont eu raison du Conseil permanent de la jeunesse (CPJ), une organisation qui n'était « plus nécessaire », estime la présidente de la Conférence régionale des élus de l'Outaouais, Paulette Lalande.

Le CPJ relevait directement du bureau du premier ministre Jean Charest. Formé exclusivement de jeunes, il avait comme mandat de conseiller le gouvernement et faire de la recherche sur toutes les questions relatives à la jeunesse. Le CPJ est l'un de 28 organismes gouvernementaux à avoir été abolis par souci d'économie, la semaine dernière. Le budget de fonctionnement du CPJ atteignant 767 500 $.

« Le CPJ n'était plus une nécessité, surtout en période de rationalisation des dépenses, explique Mme Lalande. Les jeunes ne perdent pas pour autant leur voix à Québec puisque les tables jeunesse, présentent dans toutes les régions de la province, répondent davantage aux besoins spécifiques des jeunes et elles ont une bonne écoute à Québec. »

Le président de la Commission jeunesse de Gatineau et conseiller municipal de Buckingham, Maxime Pedneaud-Jobin, dénonce pour sa part la disparition du CPJ. « Ça va avoir un impact sur tout le Québec, lance-t-il. C'est une grosse perte pour les jeunes. C'est une erreur et les économies qui en découleront sont peu importantes. »

Changement de cap

Stéphanie Vallée, adjointe parlementaire au premier ministre pour les dossiers jeunesse et députée de Gatineau, affirme qu'il faut voir l'abolition du CPJ comme un changement de cap par le gouvernement.

« Ce n'est pas parce que nous effectuons un changement de cap que nous sommes moins préoccupés par les jeunes, dit-elle. Le gouvernement a fait le choix de réorienter ses efforts vers les services directs aux jeunes et en ce sens les tables jeunesse, présentes partout au Québec, deviennent la voix privilégiée des jeunes. »

La présidente de la Table jeunesse Outaouais (TJO), Isabelle Sabourin, estime que l'abolition du CPJ est une « grande perte » pour la jeunesse. Elle reconnaît toutefois les efforts fait l'an passé par le gouvernement du Québec pour sauver les tables jeunesse.

La disparition du CPJ pourrait permettre aux tables jeunesse de prendre encore plus de place dans les instances gouvernementales, croit Mme Sabourin. Stéphanie Vallée rappelle toutefois que l'abolition du CPJ fait partie d'un effort de retour à l'équilibre budgétaire.

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