La Ville a conclu une entente l'autorisant à utiliser le nom du personnage de bande dessinée

Prochainement à Gatineau... la rue Mafalda

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La Ville de Gatineau a conclu une entente l'autorisant à utiliser le nom de Mafalda, un célèbre personnage de bande dessinée.

Le nom de Mafalda sera versé dans une banque de noms et servira, éventuellement, à baptiser une rue ou un lieu public.

La Ville de Gatineau projette de créer un quartier entier de la bande dessinée, en nommant rues et espaces publics sous le thème du Neuvième Art.

À la rue Mafalda pourraient un jour s'ajouter le boulevard Tintin, l'Avenue Astérix ou l'Impasse Lucky Luke.

Mafalda, un personnage de fillette militante, féministe et anticapitaliste, a été créée dans les années 1960 par le dessinateur argentin Quino.

« C'est une bande dessinée très axée sur la paix, la justice. Je trouve que ça représente bien ce qu'on est comme ville », a dit la conseillère Denise Laferrière.

Entente gratuite

Des accords avec d'autres auteurs et éditeurs de bandes dessinées pourraient suivre cette première entente avec les éditeurs européens de Mafalda. L'entente ne coûte rien à la Ville de Gatineau, précise Mme Laferrière.

La Ville de Gatineau entretient un rapport privilégié avec la BD. Depuis 10 ans, elle est l'hôtesse d'un rendez-vous annuel où sont invités tant des auteurs de renom que de la relève. L'Université du Québec en Outaouais offre en outre un baccalauréat en bande dessinée unique en Amérique du Nord.

Pour une ville jeune et en plein essor comme Gatineau, la bande dessinée est un thème en mesure de rejoindre les jeunes, ajoute Mme Laferrière.

« Appeler une rue Mafalda, pour des petites filles, ce serait intéressant. Mafalda est une petite fille débrouillarde. C'est un moyen de leur dire qu'elles peuvent y arriver dans la vie. »

De peur de se couvrir de ridicule, la Ville de Gatineau a pourtant refusé de donner le nom de Bobino à ce qui est devenu aujourd'hui le boulevard des Allumettières. Le comédien qui incarnait Bobino, Guy Sanche, est originaire de Hull.

Là-dessus, Denise Laferrière répond qu'il n'est pas exclu de créer aussi un quartier inspiré des grands comédiens nés à Gatineau. « Il y a toute une mine d'acteurs qui viennent d'ici », constate-t-elle, en citant aussi les Guy Provost, Louison Danis et Hélène Bourgeois-Leclerc.

Une idée de Paul Roux

C'est le bédéiste gatinois Paul Roux qui a suggéré, le premier, de nommer les rues d'un nouveau quartier sous la thématique du Neuvième Art. M. Roux a soumis une liste de personnages, d'auteurs et de termes reliés à l'univers de la bande dessinée francophone. Le comité de toponymie de la Ville de Gatineau a accepté plusieurs de ses suggestions.

Hier, il se réjouissait de voir un premier accord conclu pour l'utilisation du nom de Mafalda, personnage emblématique pour la jeunesse des années 1960 et 1970. L'entente d'utilisation ne sera pas assortie d'exigences financières. « Nommer une rue en l'honneur de Mafalda, c'est honorifique, ça ne rapporte rien à personne », constate M. Roux.

Mafalda a connu un immense succès en Amérique du Sud et en Europe. Depuis l'été dernier, la fillette a même droit à une statue grandeur nature dans le quartier San Telmo de Buenos Aires où son créateur a vécu. À Angoulême, en France, une place a été nommée en son honneur. « C'était un modèle pour la jeunesse. Elle s'élevait contre les abus et les injustices », a rappelé M. Roux.

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