Fermeture des églises Saint-Raymond-de-Pennafort et Notre-Dame-de-Lourdes de Cyrville: un moment vécu avec tristesse

La fermeture de église Saint-Raymond-de-Pennafort a été accueillie... (Étienne Ranger, LeDroit)

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La fermeture de église Saint-Raymond-de-Pennafort a été accueillie avec une grande tristesse par ses fidèles.

Étienne Ranger, LeDroit

La fermeture des églises Saint-Raymond-de-Pennafort et Notre-Dame-de-Lourdes de Cyrville a été accueillie avec une grande tristesse par leurs fidèles, hier matin, à l'occasion de la dernière messe dominicale dans chacun des lieux de culture.

L'église Saint-Raymond était bondée. Des fidèles sont même demeurés debout à l'arrière de l'église pendant toute la célébration présidée par l'archevêque Mgr Roger Ébacher. À la fin de l'office, les objets sacrés de l'église - la pierre de l'autel et la lampe du sanctuaire - ont été remis à des responsables de la paroisse qui assureront leur transfert vers l'église Notre-Dame-de-la-Guadeloupe.

Yvette Nadeau a fréquenté l'église Saint-Raymond pendant près d'un demi-siècle. Elle y a notamment fait baptiser deux de ses trois enfants. Deux d'entre eux s'y sont mariés. Pour elle, la transition vers un autre lieu de culte ne se fera pas sans nostalgie.

« C'est difficile. J'ai tellement de souvenirs rattachés à cette église », a raconté Mme Nadeau à la sortie de la messe.

Les fidèles de l'église Notre-Dame-de-Lourdes de Cyrville ont vécu leurs deux dernières messes dominicales avec dépouillement. À la célébration de 8h30, à laquelle LeDroit a assisté, il n'y avait pas d'orgue ni de chorale. L'animation musicale se limitait à un enregistrement.

Moins d'une cinquantaine de fidèles ont fait leurs adieux à la paroisse francophone de l'est d'Ottawa à l'occasion de cette célébration. Au moment du Notre Père, l'abbé François Kibwenge a invité tous les paroissiens à le rejoindre autour de l'autel.

« L'instant était rempli d'émotion. J'ai même fermé les yeux pendant l'action de grâces tellement je pouvais lire la tristesse dans les yeux des paroissiens », a confié l'abbé Kibwenge après la messe.

Cette tristesse se lisait aussi dans les yeux de Georges Laplante, un fidèle impliqué dans sa paroisse depuis 41 ans. Il a avoué avoir du mal à digérer la fermeture de son église.

« Nos ancêtres nous ont donné cette église et nous n'avons pas été capables de la garder. Quand ils ont bâti l'église en 1928, ils n'avaient pas beaucoup d'argent mais ils se sont serrés les coudes et ils y ont tous contribué. Aujourd'hui, nous ne sommes plus assez de paroissiens (pour assurer le financement de l'entretien de l'église) et il y a toujours quelque chose à réparer », a déploré M. Laplante.

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