Marijuana: l'harmonisation de l'âge minimal est recommandée

La ministre déléguée à la Santé publique, Lucie... (Etienne Ranger, Le Droit)

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La ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois (centre), a pris le temps de s'asseoir avec les citoyens mardi soir lors de tables rondes à Gatineau sur l'encadrement du cannabis au Québec.

Etienne Ranger, Le Droit

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L'âge légal pour la consommation de marijuana doit être harmonisé partout au pays, ont recommandé des citoyens participant mardi soir à Gatineau à la consultation publique sur l'encadrement du cannabis au Québec.

« Il est important que les provinces s'accordent et harmonisent l'âge pour que ce soit pancanadien », a indiqué Éloïse-Geneviève Allain-Beaudry, une intervenante lors de tables rondes du gouvernement du Québec sur le projet de légalisation du cannabis à des fins récréatives du gouvernement fédéral.

Le gouvernement de l'Ontario a annoncé la semaine dernière que l'âge minimal pour acheter de la marijuana sera de 19 ans, comme c'est le cas pour l'alcool.

« En Outaouais, on déjà eu une problématique avec les âges légaux », a rappelé Éloïse-Geneviève Allain-Beaudry, porte-parole pour sa table, faisant référence aux années 1980 et 1990 où des jeunes de l'Ontario venaient terminer leurs soirées dans des bars de Gatineau.

En point de presse, la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, n'a pas voulu se prononcer sur l'âge légal qui pourrait être décrété au Québec. Dans son projet de loi, le gouvernement fédéral a fixé à 18 ans l'âge minimal pour l'achat de marijuana à des fins récréatives. Les âges de 21 ans et 25 ans ont été suggérés par différents intervenants au cours des derniers mois.

« C'est clair qu'on cherche une certaine cohérence avec l'Ontario, mais est-ce que cohérence veut dire identique ? Non. », a indiqué Mme Charlebois, précisant qu'elle ne ferait pas de recommandation tant que l'ensemble des plaidoiries des organisations et citoyens sur la question lors des consultations publiques n'aura pas été entièrement compilé

Encadrement

Des citoyens ont aussi souligné l'importance pour l'État de bien encadrer la distribution et la vente de cannabis, que les points de vente soient étatiques ou privés. Pour les entreprises privées, cela réduirait les risques que le crime organisé s'immisce dans leurs opérations, a-t-on argumenté.

« Je crois qu'il est important qu'il y ait une traçabilité (du produit) du producteur jusqu'au détaillant », a plaidé un citoyen. 

« Il doit y avoir un contrôle de la qualité. C'est la chose la plus importante, a précisé un autre intervenant. 99 % de ce qu'on achète présentement sur le marché, c'est de la pure, pure merde ». 

Ce dernier a d'ailleurs réclamé que les citoyens puissent faire pousser plus de quatre plants par résidence afin de s'assurer d'une excellente qualité.

Le gouvernement de l'Ontario a annoncé que la vente de marijuana dans la province sera effectuée dans 150 boutiques gérées par la commission des liqueurs (LCBO). 

La ministre Charlebois ne s'est pas avancée à savoir si le Québec imitera sa voisine, en autorisant la SAQ à vendre du pot.

Durant sa tournée de consultations publiques qui s'est terminée mardi à Gatineau, la ministre Charlebois dit avoir entendu de nombreux arguments pour et contre la vente du cannabis par le public et le privé.

« J'ai entendu beaucoup de commentaires sur l'importance d'avoir beaucoup de prévention. C'est unanime à travers le Québec. Prévention, sensibilisation, formation. Les gens veulent ça », a-t-elle notamment retenu.

Le projet de loi québécois encadrant la vente de marijuana à des fins récréatives sera déposé à l'Assemblée nationale cet automne. Certains articles sont déjà en rédaction, a indiqué Mme Charlebois. « Nous serons prêts », a précisé la ministre concernant l'entrée en vigueur de la loi fédérale, le 1er juillet 2018.

Lucie Charlebois a aussi signalé que Québec épie les travaux du comité parlementaire fédéral qui étudie le projet de loi C-45 sur la légalisation de la marijuana. « Il y aura peut-être des amendements de leur côté. On va suivre ça », a-t-elle mentionné.




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