Les jeunes fidèles à l'Outaouais

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L'analyse indique que les jeunes originaires de l'Outaouais sont parmi les moins enclins à quitter leur région natale pour s'établir ailleurs dans la province.

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Les jeunes de l'Outaouais sont attachés à leur région, révèle une étude publiée mercredi par l'Institut de la statistique du Québec.

La recherche portant sur les trajectoires migratoires a comparé les parcours résidentiels dans la province des jeunes âgés de 16 ans en 1993, 1998, 2003 et 2008. Ceux-ci ont été suivis jusqu'à l'âge de 23, 28 ou 33 ans. 

L'analyse, dont les résultats proviennent d'une exploitation des données du Fichier d'inscription de la Régie de l'assurance maladie du Québec, indique que les jeunes originaires de l'Outaouais sont parmi les moins enclins à quitter leur région natale pour s'établir ailleurs dans la province. 

Qui plus est, ils figurent parmi ceux qui retournent le plus dans leur région d'origine après l'avoir quitté au moins une année. 

Par exemple, en Outaouais, 41,4 % des jeunes de la région qui avaient 16 ans en 1998 étaient de retour à l'âge de 33 ans après être parti au moins un an, comparativement à 31,7 % pour l'ensemble du Québec. Pour les régions de Québec et Montréal, ces proportions de retours s'élèvent à 35,2 % et 23,1 % dans cette catégorie.

« Les jeunes de l'Outaouais quittent moins pour aller ailleurs au Québec, et ceux qui le font retournent en plus grande proportion que dans la plupart des autres régions », a expliqué Martine St-Amour, démographe à l'Institut de la statistique du Québec.

Laval affiche la plus faible proportion de retours, note par ailleurs l'étude.

Au début de l'âge adulte, les régions où la propension à quitter est la plus faible sont l'Outaouais, la région de Québec et Montréal, constate la recherche. 

« Les jeunes de ces régions qui veulent entreprendre des études postsecondaires peuvent rester dans leur région. C'est un facteur à considérer », a signalé Mme St-Amour.

L'étude note que les Québécois ayant amorcé leur vie adulte dans les années 2000 sont moins portés à quitter leur région d'origine et un peu plus enclins à y retourner que ceux ayant franchi cette étape dans les années 1990.

Par exemple, parmi les jeunes de la cohorte 2008, 21 % ont quitté leur région d'origine au moins une année entre 16 et 23 ans, comparativement à 26 % de ceux de la cohorte 1993. Parmi les migrants de la cohorte 2008, 24 % étaient de retour dans leur région d'origine à 23 ans contre 22 % dans la cohorte 1993. 

La région de Québec se présente comme un pôle d'attraction pour les jeunes au début de la vingtaine tandis que les régions adjacentes à Montréal et l'Outaouais gagnent en popularité chez les jeunes qui arrivent au tournant de la trentaine, indique aussi la recherche.




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