Machine à boules: la nostalgie l'emporte

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Dino Gaspari, de Pinball Depot à Montréal, était présent au Salon des machines à boule et des salles de jeux d'Ottawa.

Martin Roy, Le Droit

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Un engouement pour les machines à boules se manifeste au cours des dernières années alors qu'elles réapparaissent dans certains établissements, mais pour plusieurs personnes jouer au flipper ne s'est jamais démodé.

De nombreux adeptes du pinball se sont présentés au Salon des machines à boules et des salles de jeux d'Ottawa au Sportsplex de Nepean en fin de semaine alors que plusieurs dizaines de machines à boules, vieilles et très récentes, ainsi que des jeux vidéo étaient à leur disposition pour passer quelques heures de bon temps et échanger avec d'autres qui partagent la même passion.

Michael Hanley, de Mississauga, en banlieue de Toronto, répare et loue des machines à boules avec son partenaire d'affaires, Douglas Baird. Ces belles des bonnes vieilles arcades n'ont aucun secret pour eux.

« Nous pouvons réparer n'importe quelle machine, de 1930 à celles fabriquées aujourd'hui », a indiqué M. Hanley.

« C'est un passe-temps pour nous, mais les affaires sont en plein essor. Le marché des machines à boules a repris », a continué le responsable de l'entreprise Church of the Silver Ball. Une nouvelle génération de joueurs est arrivée, et nous sommes plus occupés présentement que depuis les vingt dernières années ».

M. Hanley a notamment précisé que de nouveaux établissements où les machines à boules et les jeux vidéo sont en vedette ouvrent leurs portes aujourd'hui. Par exemple, à Ottawa, on trouve House of Targ sur la rue Bank. L'établissement a ouvert en 2014.

« Mais le marché familial explose avec les gens qui ont des machines dans leur sous-sol, a-t-il souligné. Il y a des personnes qui ont acheté des machines depuis les années 1970, mais plusieurs d'entre elles ont été laissées à l'abandon », a relaté M. Hanley. 

« Aujourd'hui, leurs enfants ou leurs petits-enfants les dépoussièrent et les arrangent ou nous demandent de les réparer et de les restaurer. Ce sont de belles pièces de nostalgie. Ils se souviennent d'avoir joué dans le sous-sol », a relaté M. Hanley.

Ce dernier a précisé que les machines à boules ne peuvent être déjouées, et c'est pour cette raison que plusieurs sont captivés par elles.

« Tu peux apprendre à devenir un maître des jeux vidéo parce que tu apprends les trucs, les programmes. Par contre, tu ne peux pas maîtriser une machine à boules. Tu peux devenir très habile, mais elle aura toujours le dernier mot, parfois, a-t-il expliqué. Et, vous avez cette sensation qui ne peut être reproduite par un écran d'ordinateur ».

Dino Gaspari, de Pinball Depot à Montréal, possède sa collection de machines. Il en achète et en vend. 

« Les machines à boules, c'est un jeu d'habiletés », a expliqué M. Gaspari.

Ce dernier est passionné par les modèles antiques, la réparation des machines et bien sûr le jeu.

« La dépendance à ce jeu est la même pour tous. C'est comme un retour à la vie lorsque celle-ci était plus simple, et à votre jeunesse. Ça nous ramène à cette époque », a indiqué M. Gaspari.

Des propriétaires de vieilles machines modernisent celles-ci en y ajoutant des lumières D.E.L. et de meilleures caisses de son, a aussi mentionné M. Gaspari.

Il a aussi précisé que le fait de suivre la boule argentée sur l'aire de jeu est bien différent des jeux de machines à boules sur console électronique, et que cet aspect attire les jeunes d'aujourd'hui.




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