Un cadeau toujours aussi précieux

Le 13 juillet prochain, on célébrera le 25e... (Martin Roy, Le Droit)

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Le 13 juillet prochain, on célébrera le 25e anniversaire de la greffe de rein de Jacques St-Denis; un cadeau de son propre fils.

Martin Roy, Le Droit

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Jacques-Normand Sauvé
Le Droit

(Gatineau) Il y a 25 ans, Serge St-Denis offrait l'un de ses reins à son père, Jacques. L'opération fut un tel succès que, depuis, le père et le fils célèbrent l'événement chaque année, autour du 13 juillet, date de l'ultime transplantation en 1992. Samedi, parents et amis se sont donc rassemblés chez Serge, à Gatineau, pour fêter les 25 ans qui les séparent de cette journée qui a changé leur vie.

Le 2 avril 1992, Jacques St-Denis se faisait enlever les deux reins, alors infestés de kystes. Il fallait agir vite. Son fils, Serge, était la copie biologique conforme de son père.

Ne restait plus qu'à faire le saut. Aujourd'hui, les deux hommes ne le regrettent pas et encouragent vivement les Québécois à signer leur carte d'assurance-maladie. « C'est très important de dire aux personnes qui nous entourent que nous avons signé notre carte soleil,», rappelle Serge Saint-Denis.

En 2016, 841 Québécois étaient en attente d'un organe compatible. Quarante patients sont décédés, l'an dernier, dans l'attente d'une transplantation ; attente qui peut atteindre en moyenne 800 jours. Et les reins sont, de loin, les organes les plus souvent sollicités, avec 565 cas en attente de transplantation en 2016.

Aujourd'hui âgés de 72 et 46 ans, respectivement, Jacques et Serge St-Denis n'en reviennent tout simplement pas du chemin parcouru depuis la double opération.

Le père, qui a éprouvé des problèmes récurrents de santé dès l'âge de 10 ans, est aujourd'hui des plus fonctionnels. Même s'il doit prendre une dizaine de médicaments par jour, le septuagénaire ne souffre d'aucune douleur ou inconfort physique. 

Quant à son fils, outre une pneumonie qu'il a contractée peu après son don d'organe, il est aujourd'hui dans une forme impeccable. 

«C'est la beauté de la chose pour un donneur: on n'a pas de séquelles », souligne Serge, devenu un fervent défenseur des dons d'organes.

«Ce n'est pas tout le monde qui peut avoir eu la chance de redonner la santé et la vie à ses parents.»




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