« Les gens ont besoin de support »

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Le président du College universitaire dominicain Maxime Allard et Maude Lacelle DG de la Maison Mathieu Froment-Savoie

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Marika Bellavance
Le Droit

Incapable de répondre à toutes les demandes qu'elle reçoit, la Maison Mathieu-Froment-Savoie a lancé un cri du coeur mercredi afin d'augmenter les ressources en soins palliatifs dans la région.

En 2016, la Maison Mathieu-Froment-Savoie, à Gatineau, n'a pu répondre qu'à 240 des 720 demandes d'hébergement qu'elle a reçues, selon ce qu'a déclaré la coordonnatrice des soins, Hélène Emond, lors d'une conférence de presse.

Le centre de soins palliatifs s'est associé au Collège universitaire dominicain pour défendre sa cause. La Maison, sise sur la rue Nicolet dans le secteur Hull, a été aménagée dans une église dont le dernier curé était un frère dominicain qui avait accompagné plusieurs ex-paroissiens en fin de vie.

Les deux organismes réclament une augmentation des effectifs et du nombre de lits offerts aux patients. Ils proposent également d'ouvrir une autre maison de soins pour les personnes en fin de vie.

« On doit travailler en partenariat avec les maisons, le gouvernement, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais, les familles et les patients, a indiqué Mme Emond. C'est important parce qu'on travaille tous pour la même personne, c'est-à-dire la personne en fin de vie. »

Avoir le choix

Depuis la légalisation de l'aide médicale à mourir, les gens ne voient plus la mort de la même façon. Et selon le président du Collège universitaire dominicain, Maxime Allard, il serait essentiel de changer la mentalité des gens pour les sensibiliser à l'option des soins palliatifs.

« Notre association avec la belle équipe de la Maison Mathieu-Froment-Savoie vient soutenir l'idée qu'il y a d'autres voies possibles [que l'aide médicale à mourir] pour envisager la fin de vie avec humanisme, compassion et spiritualité », a-t-il précisé.

En parler plus tôt

Afin de conscientiser la population, M. Allard propose d'approcher les gens de façon plus précoce et de leur rappeler toutes les options qui s'offrent à eux.

Selon lui, en entendre parler plus tôt permettrait aux personnes en fin de vie de faire un choix plus éclairé.

« Les gens se retrouvent à l'hôpital, ou ailleurs, et on leur offre d'autres possibilités, qui sont légales maintenant, mais ils n'entendent plus vraiment parler des soins palliatifs, a-t-il déploré. Et quand on leur en parle, il est parfois trop tard. »

Hélène Emond soutient que les maisons de soins palliatifs permettent tant aux personnes en fin de vie qu'aux membres de leurs familles d'obtenir du support, puisque « les patients ne viennent jamais seuls ».

« En moyenne, on est 10 membres du personnel pour 11 patients. Mais avec les membres des familles, on peut avoir jusqu'à une quarantaine de personnes », a-t-elle indiqué.

« Dans les maisons, les gens ont la liberté de dénoncer leurs souffrances et leurs craintes parce qu'ils ont quelqu'un pour les écouter et leur redonner espoir, ajoute le président du Collège universitaire dominicain, M. Allard. Pas l'espoir de guérir, mais l'espoir de vivre jusqu'à la fin, entouré des siens. »




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